BlogLa valeur de la recherche fondamentale : Découvrir les liens avec la maladie de Parkinson La valeur de la recherche fondamentale : Découvrir les liens avec la maladie de Parkinson Date d'affichage : 13 févr. 2017 Geoffrey Hesketh, Biologiste cellulaire La beauté de la recherche fondamentale réside dans le fait que, parfois, lorsque vous ne le cherchez pas, vous faites une découverte qui répond à une question essentielle dans un domaine entièrement nouveau ou différent. C’est ce qui est arrivé à Geoffrey Hesketh. Ce biologiste cellulaire étudiait la manière dont les protéines se déplacent dans les cellules pour arriver à leur surface dans l’ordre requis pour accomplir leur travail. Il se concentrait sur les protéines Rétromères, un groupe de protéines qui travaillent ensemble pour amener les protéines de transport de leur point de départ aux endroits corrects qui leur permettent d’envoyer et de recevoir des signaux de communication. D’autres chercheurs avaient déjà découvert que les formes endommagées d’une protéine particulière du groupe – une protéine appelée VPS35 – entraînaient la maladie de Parkinson. Les travaux de Hesketh ont révélé que neuf autres gènes associés à la maladie de Parkinson font également partie du groupe Retromer. Cette découverte indique que ce groupe de protéines joue un rôle essentiel dans la cause de la maladie de Parkinson. Une théorie veut que tout défaut dans la voie Retromer entraîne une diminution du nombre de protéines arrivant aux bons endroits à la surface des cellules cérébrales, ce qui pourrait perturber la communication entre les cellules. Cela pourrait perturber la communication entre les cellules. Les cellules qui produisent de la dopamine – la substance chimique du cerveau qui affecte le mouvement – pourraient être plus sensibles à cette perturbation. « Il se peut aussi qu’après avoir perdu leurs connexions avec les cellules voisines, ces cellules (dont les protéines Retromer sont endommagées) se ratatinent et meurent », explique Hesketh. Selon Hesketh, il est essentiel de savoir exactement ce qui ne fonctionne pas au niveau cellulaire pour concevoir tout futur médicament destiné à traiter la maladie de Parkinson. Aujourd’hui, Hesketh, qui a recentré son projet sur la maladie de Parkinson, utilise une technique appelée spectrométrie de masse pour passer au crible toutes les protéines du groupe Retromer. Il souhaite identifier toutes les protéines avec lesquelles elles communiquent, car elles pourraient également être impliquées dans la maladie de Parkinson. (Hesketh est maintenant plus qu’à mi-parcours d’une bourse de recherche fondamentale de deux ans, d’un montant de 100 000 dollars, octroyée par le programme de recherche de Parkinson Canada pour poursuivre cette recherche au Lunenfeld-Tanenbaum Research Institute de l’hôpital Mt. Sinai à Toronto. À ce stade, il est surtout enthousiasmé par la découverte d’informations moléculaires sur le « ciblage membranaire » ou l’agglutination de l’alpha-Synucléine (a-Syn), un gène au cœur même de la maladie de Parkinson et soupçonné depuis longtemps de contribuer à la formation des corps de Lewy. « La connaissance du mécanisme précis de la liaison membranaire de l’a-Syn serait d’une grande valeur pour la communauté des chercheurs sur la maladie de Parkinson et pourrait déboucher sur de nouveaux traitements », déclare M. Hesketh. Un autre objectif de son travail est de réaliser une « bio-identification » et une spectrométrie de masse de tous les gènes connus pour être associés à la maladie de Parkinson, soit une cinquantaine au total – jusqu’à présent. Il collabore avec les docteurs Ted Fon et Heidi McBride de l’Institut neurologique de Montréal de l’Université McGill, qui ont également des relations avec Parkinson Canada. (Il étudie également avec eux la façon dont les divers gènes et leurs protéines influent sur la qualité des mitochondries d’une cellule, sa source d’énergie. Hesketh est passionné par la nécessité de la recherche fondamentale et ses conséquences involontaires. « C’est la maladie de Parkinson qui m’a trouvé, et non l’inverse », dit-il. « J’étudiais une voie que je suivais par curiosité. Après quelques années, nous sommes tombés sur ce lien avec la maladie de Parkinson qui n’aurait probablement jamais été découvert si nous n’avions pas suivi cette voie par curiosité. Cette découverte a donné un nouveau cadre à mes recherches ». Il est un bon exemple de la façon dont la recherche en sciences fondamentales élargit notre base de connaissances et peut conduire à de nouvelles voies d’exploration et à d’éventuelles applications cliniques. « Ma recherche vise à caractériser les interactions entre les gènes associés à la maladie de Parkinson dans le but d’identifier les voies cellulaires et les fonctions essentielles au développement et à la progression de la maladie de Parkinson. Ces recherches sont très prometteuses pour la découverte de la cause fondamentale de la maladie de Parkinson et je pense qu’elles constituent notre meilleure chance de trouver un remède. Vous pouvez visionner notre entretien avec M. Hesketh. Vous pouvez également vous renseigner sur d’autres chercheurs financés par le programme de recherche de Parkinson Canada sur notre site Web, à l’adresse www.parkinson.ca. Partager cet article : Votre histoire compte : Inspirez et créez des liens Inspirez et créez des liens en partageant votre parcours avec la maladie de Parkinson. Votre voix peut faire la différence. Partagez votre histoire Découvrir plus comme ceci 13 mars 2026 Le Japon accorde une approbation conditionnelle et limitée à une thérapie basée sur les cellules souches pour la maladie de Parkinson 9 mars 2026 Les lacunes systémiques dans la maladie de Parkinson chez les femmes 2 mars 2026 Je pensais être trop jeune, et trop femme, pour avoir la maladie de Parkinson