Dr. Ariel Levy

Dr. Ariel Levy

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui ont pris le principal traitement médicamenteux prescrit pour soulager leurs symptômes connaissent souvent des réactions en dents de scie de la part de leur organisme. La lévodopa-carbidopa, le médicament utilisé pour soulager les tremblements, l’agitation et la rigidité liés à la maladie de Parkinson, compense les baisses de la quantité de dopamine, un neurotransmetteur ou substance chimique de signalisation qui se trouve naturellement dans le cerveau. Mais lorsqu’il est pris sous forme de pilule classique, le médicament ne peut pas compenser, au fil du temps, la diminution continue de la dopamine qui se produit dans le cerveau. Par conséquent, la quantité de lévodopa libérée par chaque comprimé génère un pic brutal dans les niveaux de dopamine, suivi éventuellement d’une nouvelle chute. Cette instabilité entraîne des fluctuations dans les symptômes de la maladie de Parkinson. « C’est très difficile », explique Ariel Levy, collaborateur clinique à la clinique des troubles du mouvement de l’hôpital Toronto Western. « Vous subissez les effets secondaires d’un excès de médicaments et les effets secondaires d’un manque de médicaments. Le Dr Levy a récemment reçu la bourse de recherche clinique sur les troubles du mouvement, d’une valeur de 50 000 dollars et d’une durée d’un an, décernée par Garden Centre Group Co-op Corp. Clinical Movement Disorders Fellowship, d’une valeur de 50 000 dollars et d’une durée d’un an, dans le cadre du programme de recherche de Parkinson Canada. Le Dr Levy, neurologue, étudie les moyens d’atténuer ces montagnes russes médicamenteuses. Ses recherches portent sur une nouvelle pompe qui délivre la lévodopa-carbidopa sous forme de gel, directement dans le tractus intestinal. La pompe garantit une dose continue et stable de médicament, qui va directement là où l’organisme l’absorbe le mieux. Cette pompe est une innovation importante, selon M. Levy, car les changements que subissent les personnes à un stade avancé de la maladie de Parkinson ont reçu relativement peu d’attention de la part des chercheurs. M. Levy espère qu’une dose stable du médicament permettra également d’atténuer certains des symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson, tels que les troubles du sommeil, les problèmes de mémoire, l’incontinence et les difficultés digestives. Les travaux de M. Levy s’inscrivent dans le cadre d’une étude de 26 semaines sur les performances de ce gel intestinal et sur la conception de la pompe à gel, qui est relativement volumineuse pour les patients et difficile à programmer pour les cliniciens. Ses travaux aideront le fabricant de cette technologie à en affiner la conception. M. Levy espère également identifier le type de personne le plus susceptible de bénéficier de l’utilisation de la pompe. Bien qu’il reste important de diagnostiquer la maladie de Parkinson le plus tôt possible pour que le traitement ait les meilleures chances de ralentir la maladie, M. Levy souligne la nécessité d’établir des stratégies efficaces pour traiter également les stades ultérieurs de la maladie de Parkinson. « Nous devons évaluer ces changements au fur et à mesure de l’évolution de la maladie afin de préserver la meilleure qualité de vie possible pour ces patients », explique-t-il. Pour en savoir plus sur les autres chercheurs financés par le programme de recherche de Parkinson Canada, visitez notre site web.