BlogDiagnostiquer les formes rares de la maladie de Parkinson Diagnostiquer les formes rares de la maladie de Parkinson Date d'affichage : 16 août 2016 Sarah Coakeley Pour la plupart des personnes atteintes d’une forme classique de la maladie de Parkinson, les médicaments permettent de contrôler leurs symptômes. Au moins deux autres troubles cérébraux évolutifs présentent des symptômes similaires et les mêmes médicaments ne sont pas aussi efficaces, mais les chercheurs ne peuvent pas encore distinguer ces maladies. À l’université de Toronto et au Centre for Mental Health and Addiction, la neuroscientifique Sarah Coakeley utilise la technologie de l’imagerie pour mettre au point un test de diagnostic de la paralysie supranucléaire progressive (PSP). Sarah Coakeley a reçu une bourse d’études supérieures Porridge for Parkinson’s (Toronto) de 30 000 dollars sur deux ans du programme de recherche de Parkinson Canada pour financer ses recherches. La PSP est l’une des rares maladies qui affectent les mouvements et qui peuvent, à première vue, ressembler à la maladie de Parkinson. Cependant, l’état des personnes atteintes de la PSP se détériore plus rapidement que celui des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, et la thérapie de remplacement de la dopamine ne permet pas de contrôler leurs symptômes pendant longtemps. Coakeley, étudiant en maîtrise, utilise la technologie d’imagerie par positrons (PET) pour scanner le cerveau de personnes atteintes de la maladie de Parkinson, de personnes dont le cerveau est sain et de personnes chez qui l’on a déjà diagnostiqué une PSP ou une atrophie du système multiple, une autre maladie rare. Les personnes participant à l’étude se voient injecter un colorant radioactif spécial qui se lie à la protéine Tau, une protéine du cerveau qui s’agglomère dans les cellules cérébrales des personnes atteintes de ces maladies neurodégénératives. Mme Coakeley espère trouver une corrélation entre la quantité de colorant qui se lie à la protéine Tau dans le cerveau des personnes des différents groupes de son étude. Si les amas de protéines sont plus nombreux dans le cerveau des personnes atteintes de paralysie supranucléaire progressive, comme elle le soupçonne, le test d’imagerie aiderait à diagnostiquer cette maladie. « Il leur donnera un pronostic plus précis, afin qu’ils soient préparés à la progression rapide de la maladie », explique-t-elle. Mme Coakeley a été captivée par la puissance de l’imagerie médicale lorsqu’elle était étudiante bénévole dans une clinique d’IRM. Aujourd’hui, elle est fascinée par les histoires des personnes avec lesquelles elle travaille. « Je n’avais pas réalisé, jusqu’à ce que je commence à voir des patients dans le cadre de mon projet, à quel point c’était important et à quel point ces personnes étaient prêtes à faire de la recherche qui ne leur profiterait pas, mais qui pourrait peut-être profiter à d’autres personnes à l’avenir », explique Mme Coakeley. « C’est ce qui me motive vraiment », ajoute-t-elle. Visitez notre site web pour découvrir d’autres chercheurs et leurs projets, financés par le programme de recherche de Parkinson Canada. Partager cet article : Votre histoire compte : Inspirez et créez des liens Inspirez et créez des liens en partageant votre parcours avec la maladie de Parkinson. Votre voix peut faire la différence. Partagez votre histoire Découvrir plus comme ceci 15 avr. 2026 Avis de l'Assemblée Générale Annuelle 2026 8 avr. 2026 Boxe pour Parkinson : le combat d'un architecte et la découverte d'un studio 7 avr. 2026 Au-delà des médicaments : à la découverte des thérapies innovantes contre la maladie de Parkinson