BlogConnexions essentielles entre les cellules du cerveau Connexions essentielles entre les cellules du cerveau Date d'affichage : 17 oct. 2016 Charles Ducrot Établir des liens n’est pas seulement important pour le bien-être émotionnel des gens, c’est aussi essentiel pour la santé du cerveau. Les chercheurs découvrent aujourd’hui que les synapses, c’est-à-dire les connexions qui transmettent les signaux et les informations d’un neurone à l’autre, pourraient fournir des indices sur les causes de la maladie de Parkinson. À l’Université de Montréal, le biologiste moléculaire Charles Ducrot étudie le rôle des synapses dans la raison pour laquelle les neurones producteurs de dopamine d’une partie du cerveau sont plus vulnérables à la mort que ceux d’une autre partie du cerveau. Ses travaux sont financés par une bourse d’étudiant diplômé de 30 000 $, d’une durée de deux ans, du programme de recherche de Parkinson Canada, soutenu par le Fonds québécois de recherche* sur le Parkinson de Parkinson Québec et la Parkinson Society British Columbia. Des recherches antérieures ont déjà établi que la mort de ces neurones producteurs de dopamine est au cœur de la maladie de Parkinson. Aujourd’hui, M. Ducrot, étudiant en doctorat, teste une théorie selon laquelle les neurones moins vulnérables de l’aire tegmentale ventrale (ATV) du cerveau restent en vie plus longtemps que ceux de la substantia nigra parce que les neurones de l’ATV établissent davantage de synapses qui libèrent un messager chimique appelé glutamate. Ces synapses peuvent leur permettre de mieux communiquer avec leurs cellules cibles et de recevoir des signaux qui facilitent leur survie. Ducrot veut savoir si les cellules cérébrales productrices de dopamine dans la substantia nigra meurent parce qu’elles ont moins de synapses à glutamate et ne peuvent pas recevoir autant de signaux de survie. Pour tester sa théorie, Ducrot et ses collègues ont identifié des protéines clés impliquées dans la formation de ces connexions, ou synapses. À l’aide de cultures cellulaires, il augmentera ou diminuera la quantité de ces protéines exprimées dans les cellules, afin de modifier le nombre de synapses formées par les neurones. Il exposera ensuite les cellules à des toxines qui produisent des symptômes semblables à ceux de la maladie de Parkinson, pour voir si les cellules cérébrales ayant moins de synapses sont plus vulnérables et meurent. « Nous savons que les contacts synaptiques sont très importants et qu’ils participent d’une certaine manière à la survie », explique M. Ducrot. Il pense que « si nous augmentons l’expression de ces protéines, nous augmentons le nombre de synapses et nous pourrions réduire la vulnérabilité des neurones dans la maladie de Parkinson ». Si Ducrot parvient à prouver sa théorie, il espère jeter les bases d’un nouveau type de thérapie génique. Depuis sa première année d’université, où il a découvert les neurones dopaminergiques, M. Ducrot est fasciné par la découverte des causes de la maladie de Parkinson. « C’est une maladie courante et je veux la connaître et la comprendre davantage », explique-t-il. Découvrez d’autres chercheurs récemment financés par le programme de recherche de Parkinson Canada. *Le Fonds québécoisde recherche sur le Parkinson est notamment financé par le Fonds québécois de recherche sur le Parkinson Saucier-van Berkom. Partager cet article : Votre histoire compte : Inspirez et créez des liens Inspirez et créez des liens en partageant votre parcours avec la maladie de Parkinson. Votre voix peut faire la différence. Partagez votre histoire Découvrir plus comme ceci 15 avr. 2026 Avis de l'Assemblée Générale Annuelle 2026 8 avr. 2026 Boxe pour Parkinson : le combat d'un architecte et la découverte d'un studio 7 avr. 2026 Au-delà des médicaments : à la découverte des thérapies innovantes contre la maladie de Parkinson