Ce que nous ne voyons pas : Santé mentale et Parkinson

La Semaine de la santé mentale est un moment pour faire une pause, réfléchir et reconnaître que les défis de santé mentale sont une partie réelle et reconnue de le Parkinson.

Lorsque les gens pensent à le Parkinson, ils pensent souvent au mouvement. Mais bon nombre des symptômes les plus difficiles sont ceux que nous ne voyons pas.

La santé mentale est une partie essentielle — et souvent négligée — de le Parkinson. La dépression, l’anxiété et l’apathie peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie des personnes atteintes de le Parkinson et de leurs aidants.

Au-delà du mouvement

Le Parkinson provoque des changements dans le cerveau qui vont au-delà du mouvement. Ces changements peuvent affecter l’humeur, la régulation émotionnelle et la motivation. Pour certaines personnes, les changements de santé mentale apparaissent en même temps que les symptômes physiques. Pour d’autres, ils peuvent apparaître plus tôt — parfois même avant un diagnostic.

Remarquer les changements de santé mentale

Les défis de santé mentale ne se manifestent pas toujours de la même manière d’une personne à l’autre. Les symptômes peuvent être subtils — et faciles à ignorer ou à justifier. Voici quelques signes courants :

  • Sentiments persistants de tristesse, d’inquiétude ou d’anxiété
  • Changements dans le sommeil, l’appétit ou les niveaux d’énergie
  • Difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions
  • Perte de motivation ou d’intérêt pour les activités
  • Irritabilité accrue ou sensibilité émotionnelle

L’apathie — un manque de motivation ou de réponse émotionnelle — est un autre symptôme non moteur courant de le Parkinson. Bien qu’elle puisse chevaucher la dépression, il s’agit d’une expérience distincte qui peut nécessiter des approches différentes en matière de soutien et de traitement.

L’apathie est également l’un des symptômes les moins bien compris de le Parkinson. Elle peut être mal interprétée — en particulier par les aidants — comme de l’indifférence ou de l’entêtement, plutôt que comme un changement neurologique.

Si même l’un de ces changements vous semble familier, cela peut être un signe qu’un soutien est nécessaire.

Pourquoi parler de santé mentale peut être difficile

Les préoccupations en matière de santé mentale peuvent être difficiles à aborder, surtout lorsqu’elles sont mal comprises ou stigmatisées. Pour les personnes atteintes de le Parkinson, des symptômes comme la fatigue, le ralentissement de la pensée ou la réduction de l’expression faciale peuvent parfois être confondus avec la dépression — ou complètement ignorés.

Les aidants peuvent être confrontés à des défis similaires. Le stress émotionnel, le chagrin et l’épuisement professionnel peuvent s’accumuler avec le temps, en particulier à mesure que les rôles changent ou augmentent. Parce que ces expériences sont moins visibles, elles sont souvent négligées.

Ouvrir les conversations sur la santé mentale peut réduire l’isolement, améliorer la compréhension et aider les gens à accéder plus tôt au soutien.

Le soutien et le traitement sont importants

La dépression et l’anxiété sont traitables. Répondre aux besoins en matière de santé mentale peut améliorer le fonctionnement quotidien, renforcer les relations et faciliter la gestion d’autres aspects de le Parkinson.

Le soutien peut inclure des conseils, des médicaments, un soutien par les pairs ou des approches liées au mode de vie telles que l’exercice — souvent utilisés en combinaison. Pour les personnes atteintes de le Parkinson, aborder la santé mentale peut également faciliter le maintien de l’engagement dans la vie quotidienne, la gestion des symptômes et le maintien d’un sentiment de connexion et d’identité.

Trouver le bon soutien peut prendre du temps. Ce qui aide une personne peut ne pas fonctionner pour une autre — et les besoins peuvent changer à mesure que le Parkinson progresse.

Le soutien des amis, de la famille et des pairs peut également faire une différence significative. Parfois, l’étape la plus importante est simplement de se sentir vu, entendu et compris.

Engager la conversation

Il n’y a pas de mauvaises questions lorsqu’il s’agit de santé mentale et de maladie de Parkinson. Se demander si un changement fait « juste partie de le Parkinson », ne pas savoir à quoi ressemble le soutien ou avoir besoin d’être rassuré sont toutes des préoccupations valides.

La Semaine de la santé mentale est un rappel que la santé mentale fait partie de la santé globale. Que vous viviez avec le Parkinson ou que vous vous occupiez de quelqu’un qui en est atteint, rechercher des informations et du soutien peut être une étape importante pour se sentir moins seul — et plus connecté.

Si vous remarquez des changements d’humeur, d’anxiété, de motivation ou de bien-être émotionnel — que ce soit pour vous-même ou pour une personne dont vous vous occupez — envisagez de prendre l’une des mesures ci-dessous. Un soutien est disponible, et le fait de le solliciter peut être une première étape significative.

Besoin de parler à quelqu’un ?

L’équipe de soutien et d’information de Parkinson Canada offre un soutien personnalisé et empathique aux personnes atteintes de le Parkinson, aux aidants et aux professionnels de la santé. Nous sommes là pour vous aider à chaque étape — en fournissant des conseils, de l’éducation et un soutien compatissant. Nous mettons les gens en contact avec des groupes de soutien, des ressources communautaires, du matériel éducatif et des programmes nationaux. On peut nous joindre par téléphone au 1-888-664-1974 ou par courriel à support@parkinson.ca, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h. HE.

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes en danger immédiat ou avez besoin d’un soutien urgent en santé mentale, appelez ou envoyez un message texte au 988 (Ligne d’aide en cas de crise suicidaire) à tout moment. S’il s’agit d’une urgence, composez le 911.