BlogRaccourcir le chemin vers un traitement réussi Raccourcir le chemin vers un traitement réussi Date d'affichage : 17 avr. 2018 Alexandre Boutet Pour de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui subissent une stimulation cérébrale profonde, le traitement peut sembler tout simplement miraculeux. La procédure consiste à implanter chirurgicalement un émetteur dans le cerveau, afin de permettre l’application d’impulsions électriques qui réduisent ou éliminent les tremblements et rétablissent le contrôle moteur. Pour obtenir de bons résultats, il faut toutefois procéder à de nombreux ajustements. Alexandre Boutet, qui termine actuellement son doctorat en neurosciences à l’université de Toronto, a constaté que certaines personnes mettaient jusqu’à un an pour s’adapter à l’implant. En effet, l’implant doit être réglé pour émettre la quantité d’électricité nécessaire à l’obtention du résultat souhaité dans le cerveau du patient. La période post-opératoire n’est souvent pas aussi facile que les patients l’espèrent, en raison de tous ces problèmes logistiques », explique-t-il. M. Boutet s’attaque à ce problème à l’aide d’une autre technologie puissante, le système d’imagerie connu sous le nom d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Cette technique spécialisée d’IRM permet à un champ magnétique puissant de composer une image utile du flux sanguin, qui révèle également les cellules cérébrales activées à un moment donné. Selon le type de stimulus – par exemple lorsqu’un individu lit, parle ou écoute de la musique – différentes parties du cerveau « s’illuminent » en conséquence sur une image IRMf. Cette même stratégie permet de déterminer les parties du cerveau que le DBS activera lorsqu’il sera mis en marche. Si les médecins pouvaient identifier les réglages optimaux de l’appareil à l’aide d’une IRM après l’opération, la période d’adaptation du patient pourrait être réduite, voire ramenée à une seule journée. « Si nous pouvions réduire la première année à une IRM d’une journée, ce serait formidable », déclare M. Boutet. La technique d’imagerie fournit également aux patients des images très accessibles qui leur permettent de voir exactement comment le DBS va les aider. « C’est très intuitif à comprendre », ajoute-t-il. M. Boutet pense également que l’IRMf, combinée à la DBS, pourrait permettre de traiter les maladies mentales, domaine dans lequel ses recherches ont débuté. Son intérêt initial pour l’utilisation de la DBS dans les maladies mentales l’a amené à étudier la maladie de Parkinson, qui est en fait la raison la plus courante de l’utilisation de cette technologie. Il trouve satisfaisant que l’innovation qu’il explore puisse bénéficier à des patients confrontés à tous ces types de problèmes. « L’objectif de cette recherche est très orienté vers le patient », explique-t-il. « Il s’agit d’améliorer leur vie. Le projet de M. Boutet est rendu possible grâce à une bourse d’études supérieures Porridge for Parkinson’s (Toronto) en l’honneur d’Isabel M. Cerny, d’une valeur de 30 000 dollars et d’une durée de deux ans. Pour en savoir plus sur d ‘autres chercheurs récemment financés par le programme de recherche de Parkinson Canada, consultez la section recherche du site www.parkinson.ca. Partager cet article : Votre histoire compte : Inspirez et créez des liens Inspirez et créez des liens en partageant votre parcours avec la maladie de Parkinson. Votre voix peut faire la différence. Partagez votre histoire Découvrir plus comme ceci 15 avr. 2026 Avis de l'Assemblée Générale Annuelle 2026 8 avr. 2026 Boxe pour Parkinson : le combat d'un architecte et la découverte d'un studio 7 avr. 2026 Au-delà des médicaments : à la découverte des thérapies innovantes contre la maladie de Parkinson