Stimulation magnétique transcrânienne pour l’amélioration cognitive dans la maladie de Parkinson : Évaluation de l’effet clinique et des modifications fonctionnelles du cerveau

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Stefan Lang
Université de Calgary

La capacité du cerveau à se recâbler en formant de nouvelles connexions entre les neurones – un concept appelé neuroplasticité – est l’un des développements les plus passionnants et les plus prometteurs de la recherche sur le cerveau au cours des trois dernières décennies. Grâce à une bourse d’études supérieures Parkinson Canada de 30 000 dollars sur deux ans, financée par la Lanka Charitable Foundation, à l’université de Calgary, le Dr Stefan Lang s’appuie sur ces nouvelles connaissances en matière de plasticité pour tenter d’améliorer les capacités de concentration, de planification et de prise de décision des personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui souffrent d’un déclin cognitif. Le Dr Lang utilise une technique non invasive appelée stimulation magnétique transcrânienne (SMT) pour envoyer des impulsions électriques rapides dans les zones du cerveau importantes pour la cognition. Les impulsions, générées par un aimant puissant, sont délivrées à une fréquence spécifique selon un schéma précis, afin d’encourager le cerveau à créer de nouvelles connexions entre les voies endommagées. Auparavant, la SMT était principalement utilisée pour cibler le cortex moteur du cerveau, afin d’améliorer la fonction motrice. L’approche de Lang fait suite à une étude pilote menée par son superviseur, le Dr Oury Monchi, qui ciblait le cortex préfrontal. Cette étude a montré des améliorations dans la capacité d’attention des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. « Nous savons que ces réseaux cérébraux ne fonctionnent pas correctement », explique M. Lang. « Nous espérons pouvoir les remettre en marche (à l’aide de la SMT) et améliorer ainsi les capacités cognitives des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le professeur Lang souhaite également savoir combien de traitements sont nécessaires pour obtenir des améliorations et combien de temps celles-ci durent. Bien qu’il soit résident en neurochirurgie, Lang a interrompu ses études pendant plusieurs années pour se consacrer à cette recherche, car il pense pouvoir aider davantage de personnes atteintes de la maladie de Parkinson en trouvant une technique pour réparer leurs réseaux cérébraux qu’en traitant des patients individuels. Il est également convaincu que son expérience clinique est d’une importance capitale pour ses recherches, car elle lui permet de se concentrer sur les problèmes concrets qu’il rencontre en clinique. Si les recherches de Lang démontrent que la SMT peut aider à recâbler le cerveau pour améliorer les symptômes cognitifs, elles pourraient bénéficier non seulement aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, mais aussi à celles souffrant de TDAH, de dépression, de schizophrénie et d’autres troubles neurocognitifs. « J’espère que cela se traduira par un traitement clinique qui sera proposé aux gens », déclare-t-il. Pour en savoir plus sur d ‘autres chercheurs récemment financés par le programme de recherche de Parkinson Canada, consultez la section recherche du site www.parkinson.ca.