BlogÉclairer la thérapie par lumière rouge pour la maladie de Parkinson: ce que montrent les dernières recherches Éclairer la thérapie par lumière rouge pour la maladie de Parkinson: ce que montrent les dernières recherches Date d'affichage : 10 févr. 2026 « Photobiomodulation » n’est pas un mot que la plupart d’entre nous utilisons quotidiennement, mais la science derrière cette technologie émergente illumine récemment le domaine de la recherche sur la maladie de Parkinson. Également connue sous le nom de thérapie par lumière rouge, cette approche non invasive utilise des longueurs d’onde spécifiques de lumière rouge ou proche infrarouge qui sont dirigées vers la tête ou le corps. Beaucoup de personnes en entendent parler par les réseaux sociaux, les centres de bien-être, ou le bouche-à-oreille, et se demandent si cela pourrait aider avec les symptômes de la maladie de Parkinson. Avant que quiconque investisse dans un appareil ou ajoute la thérapie par lumière rouge à sa routine, il est important de comprendre où en est la recherche, ce que nous savons et ne savons pas encore, et ce que les études récentes, y compris une ici au Canada*, pourraient signifier pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson. Qu’est-ce que la thérapie par lumière rouge? La thérapie par lumière rouge et proche infrarouge délivre de la lumière à des longueurs d’onde qui peuvent pénétrer la peau sans la chauffer ni l’endommager. Des équipes de recherche du monde entier explorent si cette lumière peut influencer la fonction cellulaire, en particulier dans le cerveau. Les scientifiques émettent l’hypothèse que ces longueurs d’onde peuvent soutenir les mitochondries, les « centrales électriques » à l’intérieur de nos cellules.1 En aidant les mitochondries à fonctionner plus efficacement, cette lumière peut stimuler la production d’énergie dans les cellules. À son tour, cela peut soutenir la santé du cerveau en aidant à réduire l’inflammation et en favorisant une circulation sanguine saine. Que dit la recherche? Bien que l’intérêt pour la thérapie par lumière rouge soit croissant, la recherche en est encore à ses premiers stades. Ce que montrent les premières études Dans des essais humains à petite échelle et des rapports de cas2,3,4, certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont connu des améliorations du mouvement, de l’équilibre et de la qualité de vie en combinant la thérapie par lumière rouge avec leurs routines quotidiennes de médicaments et d’exercice. Ces résultats sont encourageants, mais les études tendent à être courtes, impliquent de petits groupes et utilisent différents appareils et horaires de traitement. Cela rend difficile la comparaison des résultats ou l’établissement de conclusions fermes. Ce que nous ne savons pas encore À travers le domaine de recherche mondial, plusieurs questions importantes demeurent: Quelle est la dose, la longueur d’onde ou l’horaire de traitement idéal? Combien de temps durent les bénéfices potentiels? Les effets continuent-ils après qu’une personne arrête le traitement? Quels symptômes, le cas échéant, sont les plus susceptibles de s’améliorer? Tous ces appareils offrent-ils des performances comparables, ou leur qualité varie-t-elle? La contribution du Canada : un domaine de recherche émergent On dit souvent que le Canada « frappe au-dessus de son poids » dans la recherche sur la maladie de Parkinson, et une grande partie de la recherche précoce sur la thérapie par lumière rouge se déroule ici. Une étude récente menée dans le sud-ouest de l’Ontario* est la plus grande enquête à ce jour examinant si la thérapie par lumière rouge peut aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.5 Les participants avec une maladie de Parkinson modérée (stades 2 et 3 sur l’échelle de Hoehn et Yahr*) qui étaient déjà engagés dans un exercice régulier et structuré ont utilisé soit un appareil de lumière rouge actif soit un appareil placebo. Les chercheurs ont mesuré la mobilité ainsi que d’autres symptômes moteurs tels que l’équilibre, l’humeur, la pensée et le fonctionnement quotidien. Ce que l’étude de l’Ontario a trouvé Pendant les phases précoces de l’étude, il n’y avait pas de différences significatives entre les groupes de traitement actif et placebo. Les deux groupes se sont légèrement améliorés dans leur mobilité sur la même période. Dans le suivi à plus long terme, les personnes qui ont choisi de continuer à utiliser la thérapie par lumière rouge ont rapporté de plus grandes améliorations de la mobilité comparativement à celles qui ont arrêté. Elles ont également connu une réduction de l’anxiété et une amélioration de la fonction motrice dans leur vie quotidienne. Important, la thérapie par lumière rouge s’est avérée sûre, sans effets secondaires graves rapportés. Cette étude suggère que la thérapie par lumière rouge, lorsqu’ajoutée à l’exercice régulier et aux soins médicaux standard, peut aider à améliorer certains symptômes de la maladie de Parkinson — en particulier lorsqu’utilisée de manière constante dans le temps. Parce qu’elle peut être pratiquée à domicile, elle pourrait être une option utile pour les personnes qui ont des difficultés à accéder aux services en personne. En même temps, l’étude était limitée en taille et en durée, et des études plus importantes et à plus long terme sont nécessaires pour confirmer si ces bénéfices durent. Ce que cela signifie pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson Pour les personnes naviguant avec la maladie de Parkinson, la thérapie par lumière rouge offre un optimisme prudent. La recherche précoce, au Canada et internationalement, montre du potentiel, particulièrement pour les personnes cherchant des options à domicile qui complètent l’exercice et les médicaments. Mais il y a des considérations importantes avant de l’essayer: Elle ne fait pas encore partie des soins standard de la maladie de Parkinson. Les preuves de la thérapie par lumière rouge émergent encore, et elle devrait être considérée comme expérimentale. Les appareils varient largement et peuvent être coûteux. Les appareils peuvent être très différents en qualité et en puissance, et beaucoup sont chers. Les coûts peuvent aller de quelques centaines à plusieurs milliers de dollars, et ils ne sont généralement pas couverts par l’assurance. Parlez à votre équipe de soins. Toute personne considérant la thérapie par lumière rouge devrait parler avec son équipe de soins pour peser les bénéfices potentiels, les risques et les coûts dans le cadre d’une décision éclairée. Utilisez-la comme complément, non comme remplacement. Les médicaments, l’exercice et les soins multidisciplinaires demeurent les moyens les plus efficaces de gérer les symptômes de la maladie de Parkinson. L’essentiel La thérapie par lumière rouge est une approche prometteuse mais encore expérimentale qui peut aider à améliorer certains symptômes chez certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson, en particulier lorsqu’utilisée de manière constante et en parallèle avec l’exercice régulier. L’étude de l’Ontario ajoute des preuves précieuses à ce domaine en croissance, mais plus de recherche est nécessaire pour déterminer qui bénéficie, combien, et dans quelles conditions. Pour l’instant, les personnes vivant avec la maladie de Parkinson peuvent garder la thérapie par lumière rouge sur leur radar, poser des questions et prendre des décisions éclairées avec leur équipe de soins pendant que les chercheurs continuent de travailler pour comprendre l’ensemble du tableau. *Veuillez noter que cette ressource est uniquement disponible en anglais. Références Johnstone, D. M., Moro, C., Stone, J., Benabid, A. L., & Mitrofanis, J. (2016). Turning On Lights to Stop Neurodegeneration: The Potential of Near Infrared Light Therapy in Alzheimer’s and Parkinson’s Disease. Front Neurosci. 9(500). doi: 10.3389/fnins.2015.00500 Bicknell, B., Saltmarche, A. E., Hares, O., Herkes, G. K. Liebert, A. (2023). Parkinson’s disease and the Interaction of Photobiomodulation, the Microbiome, and Antibiotics: A Case Series A Case Series. Medical Research Archives, [online] 12(1). doi: 10.18103/mra.v12i1.4020 Liebert, A., Bicknell, B., Laakso, E., Jalilitabaei, P., Tilley, S., Kiat, H., Mitrofanis, J. (2022). Remote Photobiomodulation Treatment for the Clinical Signs of Parkinson’s Disease: A Case Series Conducted During COVID-19. Photobiomodulation, Photomedicine, and Laser Surgery, 40(2), 112-122. doi: 10.1089/photob.2021.0056 Herkes, G., McGee, C., Liebert, A., Bicknell, B., Isaac, V., Kiat, H., McLachlan, C. S. (2023). A novel transcranial photobiomodulation device to address motor signs of Parkinson’s disease: a parallel randomised feasibility study. EClinicalMedicine, [online] 66. doi: 10.1016/j.eclinm.2023.102338 Saltmarche, A. E., Hares, O., Bicknell, B., Liebert, A., Naeser, M., Ramachandran, S., Sykes, J., Togeretz, K., Namini, A., Heller, G. Z., & Herkes, G. (2025). Effectiveness of photobiomodulation to treat motor and non-motor symptoms of Parkinson’s disease: A randomised clinical trial with extended treatment. Journal of Clinical Medicine, 14(21), 7463. doi: 10.3390/jcm14217463 Partager cet article : Votre histoire compte : Inspirez et créez des liens Inspirez et créez des liens en partageant votre parcours avec la maladie de Parkinson. Votre voix peut faire la différence. Partagez votre histoire Découvrir plus comme ceci 12 févr. 2026 Notre histoire: rencontres, amour et famille avec la maladie de Parkinson 9 févr. 2026 Créer des liens avec la maladie de Parkinson 9 févr. 2026 Le parcours d’Anna à travers le deuil