Trouver un médicament pour réduire les mouvements involontaires

Caractérisation de bitopertin, inhibiteur sélectif du transporteur à glycine 1, pour le traitement de la maladie de Parkinson

Imane Frouni
Étudiante au doctorat
Université de Montréal
Bourses d’études supérieures
20 000$ sur 2 ans

Les mouvements involontaires, ou dyskinésie, figurent parmi les effets secondaires les plus troublants éprouvés par les personnes atteintes de la maladie de Parkinson après la prise de lévodopa à long terme pour traiter les tremblements, la rigidité et le ralentissement.

À l’Institut neurologique de Montréal, Imane Frouni, étudiante au doctorat, cherche une façon de réduire ou de mettre fin à la dyskinésie et à la psychose, un autre effet secondaire du lévodopa.

Madame Frouni travaille avec un modèle expérimental pour administrer un médicament qui bloque une protéine, le transporteur à glycine 1 (GlyT1), dans le système glycinergique du cerveau.

Le plus délicat, lorsque l’on combine le médicament qui bloque le GlyT1 avec le lévodopa, est de s’assurer que ce médicament en ajout n’interfère pas avec les effets positifs du lévodopa.

« La dyskinésie est très incapacitante… Le corps bouge sans votre consentement. J’espère que ce médicament y mettra fin ».

« Nous essayons de mettre fin à la dyskinésie sans interférer avec l’effet du lévodopa sur les symptômes moteurs », affirme madame Frouni.

Si elle réussit, le fait d’ajouter ce médicament au lévodopa pourrait se traduire par de grandes améliorations pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« La dyskinésie est très incapacitante… Le corps bouge sans votre consentement », explique madame Frouni. « Nous espérons que le médicament mettra fin à cette complication et que les patients auront une meilleure qualité de vie ».

Le médicament fait déjà l’objet d’essais cliniques pour traiter les personnes atteintes de schizophrénie.

« Il a révélé des effets antipsychotiques chez les patients schizophrènes… Nous allons tenter de l’appliquer à la maladie de Parkinson », dit-elle.

Les travaux de madame Frouni pourraient jeter les bases d’essais cliniques plus vastes. Comme le médicament avec lequel elle travaille fait déjà l’objet d’essais cliniques pour d’autres maladies, si elle obtenait des résultats positifs, l’approbation d’un essai de ce médicament chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ne se ferait pas trop attendre contrairement à un essai portant sur une toute nouvelle molécule.

Madame Frouni a rencontré de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson, et elle éprouve de la compassion pour leurs difficultés liées à la dyskinésie.

« J’essaie de m’imaginer dans quelques années aux prises avec des symptômes moteurs, incapable de contrôler mon corps. C’est effrayant ».

Enfant, madame Frouni désirait devenir cardiologue. Mais la balance a penché du côté d’une carrière en neurosciences et en pharmacologie lorsqu’elle s’est intéressée à l’étude du cerveau pendant son baccalauréat en biochimie.

« C’est devenu une passion », dit-elle ».


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La recherche translationnelle, qui consiste à mettre la recherche en pratique, est un aspect sous-financé de la recherche, mentionne madame Frouni. Elle a choisi de se concentrer sur la recherche d’un médicament ou d’un traitement qui améliorera la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, plutôt qu’une science plus fondamentale visant à comprendre de quelle façon et pourquoi la maladie de Parkinson se manifeste.

Cette bourse de Parkinson Canada aidera le laboratoire avec lequel elle travaille à obtenir de bons résultats », explique-t-elle.
C’est pourquoi elle encourage les gens à continuer de donner à Parkinson Canada.

« Sans fonds suffisants, nous ne pouvons pas faire de recherche. Si nous ne faisons pas de recherche, nous ne pourrons pas obtenir les résultats. Comment allons-nous aider les patients ou quiconque si nous ne recevons pas de dons »?

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