Bradley MacIntosh

Bradley MacIntosh

Avant même que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ne présentent des symptômes moteurs tels que la rigidité ou les tremblements, elles peuvent avoir des problèmes de tension artérielle et des problèmes cognitifs qui affectent leur capacité de jugement et de raisonnement. Au Sunnybrook Research Institute de Toronto, Bradley MacIntosh, chercheur en neuroimagerie, utilise la technologie de l’imagerie pour tenter d’identifier les personnes présentant ces symptômes précoces de la maladie de Parkinson. MacIntosh utilise l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour scanner le cerveau des personnes qui ont des difficultés à réguler leur pression artérielle, un problème appelé hypotension orthostatique. MacIntosh a reçu une subvention de 45 000 $ du Porridge for Parkinson’s (Toronto) Pilot Project in Honour of Delphine Martin dans le cadre du cycle de financement 2015-2017 du programme de recherche de Parkinson Canada.
Ces problèmes de pression artérielle peuvent provoquer des étourdissements, des vertiges et des évanouissements, en particulier lorsque les personnes se lèvent. Les scanners effectués par MacIntosh permettront de déterminer la fréquence des pulsations cérébrales, une mesure de la circulation sanguine dans le cerveau. Il pense que la volatilité de ce flux sanguin est néfaste pour le cerveau et qu’elle peut soit priver les cellules cérébrales d’oxygène, soit les inonder de trop d’oxygène, à des moments différents. Cette « pulsatilité » est une indication de l’hypotension orthostatique. « Le cerveau est comme de la gelée et il pulse à chaque battement de cœur. Nous pensons qu’un trop grand nombre de ces secousses est lié à des vaisseaux sanguins qui ont perdu leur capacité à amortir le flux sanguin », explique-t-il. MacIntosh espère établir une corrélation entre les taux de pulsatilité et les fluctuations de la matière blanche dans le cerveau de personnes ayant déjà été diagnostiquées cliniquement comme étant aux premiers stades de la maladie de Parkinson. Lui et son équipe testeront également leur fonctionnement cognitif pour voir s’il est également en déclin. S’il parvient à confirmer l’existence d’un lien avec la volatilité du flux sanguin dans le cerveau et à mettre en évidence un déclin cognitif, il aura non seulement mis au point un moyen d’aider à diagnostiquer la maladie de Parkinson, mais il pourrait aussi ouvrir des pistes de traitement. Le traitement précoce de la tension artérielle volatile pourrait s’avérer bénéfique. Ce que nous visons aujourd’hui, c’est un outil de diagnostic non invasif utilisant des informations qui existent déjà », déclare MacIntosh. « Il s’agit simplement de trouver et de prouver que cet outil peut être utile. La maladie de Parkinson n’est qu’un des nombreux sujets complexes que MacIntosh étudie, de la physique au jazz. « Ma vie n’est pas compliquée, mais j’aime les choses compliquées », dit-il. Il aime particulièrement travailler dans le domaine de la recherche sur la maladie de Parkinson car « il y a beaucoup d’optimisme dans le domaine de la maladie de Parkinson ». Découvrez d’autres chercheurs récemment financés par le programme de recherche de Parkinson Canada.