{"id":8911,"date":"2018-01-31T15:19:10","date_gmt":"2018-01-31T20:19:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.parkinson.ca\/profile\/empecher-quun-remede-ne-devienne-aussi-mauvais-que-la-maladie\/"},"modified":"2018-01-31T15:19:10","modified_gmt":"2018-01-31T20:19:10","slug":"empecher-quun-remede-ne-devienne-aussi-mauvais-que-la-maladie","status":"publish","type":"profile","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/profile\/empecher-quun-remede-ne-devienne-aussi-mauvais-que-la-maladie\/","title":{"rendered":"Emp\u00eacher qu\u2019un rem\u00e8de ne devienne aussi mauvais que la maladie"},"content":{"rendered":"<p>Le m\u00e9dicament l\u00e9vodopa, ou L-Dopa, demeure le traitement le plus efficace et le plus largement prescrit pour les sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson, mais il provoque des effets secondaires, dont des mouvements involontaires appel\u00e9s dyskin\u00e9sies, qui peuvent \u00eatre plus d\u00e9bilitants que la maladie sous-jacente.<\/p>\n<p>Martin Parent, professeur agr\u00e9g\u00e9 au d\u00e9partement de psychiatrie et de neurosciences de l\u2019Universit\u00e9 Laval, tente de trouver les causes de cette interaction ind\u00e9sirable avec un m\u00e9dicament par ailleurs pr\u00e9cieux.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Nous estimons qu\u2019environ 70 % des patients souffriront de dyskin\u00e9sies apr\u00e8s cinq ou six ans de traitement, dit-il. C\u2019est un gros probl\u00e8me.\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Au c\u0153ur de ce probl\u00e8me se trouverait la fa\u00e7on dont r\u00e9agit le cerveau face \u00e0 la maladie de Parkinson, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il r\u00e9duit le nombre d\u2019axones sains, les parties longues, semblables \u00e0 des fils, des cellules nerveuses du cerveau qui contr\u00f4lent le mouvement. \u00c0 mesure que les axons disparaissent, ils sont remplac\u00e9s par des cellules qui ne fonctionnent pas de la m\u00eame fa\u00e7on. Ces nouvelles cellules sont responsables de la distorsion de l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un m\u00e9dicament cl\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Elles prennent la l\u00e9vodopa, puis rel\u00e2chent la dopamine de fa\u00e7on incontr\u00f4l\u00e9e\u2009\u00bb, explique Martin Parent. Ces rafales de dopamine qui se r\u00e9pandent dans le cerveau se traduisent par des mouvements tous aussi incontr\u00f4l\u00e9s associ\u00e9s aux dyskin\u00e9sies. <\/p>\n<p>Avec la collaboration de ses coll\u00e8gues, Parent a trouv\u00e9 la source de ce comportement dans un g\u00e8ne particulier appel\u00e9 VGluT3 (prononcer \u00ab\u2009V\u00e9 Glu T\u00e9 Trois)\u2009\u00bb. Ils examinent maintenant des souris qui ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es pour emp\u00eacher ce g\u00e8ne de fonctionner, de fa\u00e7on \u00e0 d\u00e9terminer si cela emp\u00eache l\u2019apparition de dyskin\u00e9sies en pr\u00e9sence de l\u00e9vodopa.<\/p>\n<p>Parent est \u00e9galement enthousiaste \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019utiliser la technologie d\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique de pointe appel\u00e9e CRISPR-Cas9, pour \u00ab\u2009mettre K.-O.\u2009\u00bb ou supprimer ce g\u00e8ne. Cette approche novatrice, mise au point au cours des toutes derni\u00e8res ann\u00e9es, utilise un virus pour mettre K.-O. le g\u00e8ne VGluT3 chez les souris adultes, ce qui n\u2019\u00e9tait pas possible auparavant. \u00c9tant donn\u00e9 que la technologie donne lieu \u00e0 un processus moins laborieux et plus rentable, Parent s\u2019attend \u00e0 ce que cette approche acc\u00e9l\u00e8re la recherche. <\/p>\n<p>Parent esp\u00e8re surtout que ses r\u00e9sultats finiront par aider les chercheurs et les cliniciens \u00e0 comprendre et \u00e0 surmonter le d\u00e9fi que repr\u00e9sente l\u2019utilisation de la l\u00e9vodopa, afin que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson en b\u00e9n\u00e9ficient. <\/p>\n<p>\u00ab\u2009Certains m\u00e9dicaments r\u00e9duisent les dyskin\u00e9sies en diminuant l\u2019effet de la l\u00e9vodopa, mais les patients ne s\u2019en portent gu\u00e8re mieux, avance-t-il. En agissant directement sur le g\u00e8ne cibl\u00e9, VGluT3, nous esp\u00e9rons obtenir de meilleurs r\u00e9sultats lors des essais cliniques.\u2009\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":82,"template":"","class_list":["post-8911","profile","type-profile","status-publish","hentry"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/profile\/8911","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/profile"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/profile"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/82"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/profile\/8911\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8911"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}