{"id":15142,"date":"2018-11-27T15:08:54","date_gmt":"2018-11-27T20:08:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.parkinson.ca\/profile\/mise-a-profit-de-la-salive\/"},"modified":"2018-11-27T15:08:54","modified_gmt":"2018-11-27T20:08:54","slug":"mise-a-profit-de-la-salive","status":"publish","type":"profile","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/profile\/mise-a-profit-de-la-salive\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 profit de la salive"},"content":{"rendered":"<p>Chirurgien buccal et maxillo-facial \u00e0 Montr\u00e9al, Dr Mervyn Gornitsky \u00e9tait constamment en pr\u00e9sence de quantit\u00e9s de salive de ses patients.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009J\u2019avais \u00e0 ma disposition tout ce liquide qui finissait par \u00eatre jet\u00e9 et je me demandais si quelque chose dans la salive pouvait permettre de d\u00e9terminer la maladie\u2009\u00bb, raconte Mervyn Gornitsky, professeur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 McGill.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, voil\u00e0 exactement ce qu\u2019il fait. Il a cr\u00e9\u00e9 une biobanque de plus de 4\u2009000 \u00e9chantillons de salive qu\u2019il utilise pour diagnostiquer la maladie de Parkinson et d\u2019autres maladies.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Nous avons trouv\u00e9 toutes sortes de choses dans la salive parce qu\u2019elle contient divers types de mati\u00e8res et de substances chimiques qui font partie de la salive et des glandes salivaires\u2009\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Gornitsky mesure la quantit\u00e9 d\u2019une prot\u00e9ine appel\u00e9e h\u00e8me oxyg\u00e9nase 1 (HO-1) dans la salive, en \u00e9tablissant une corr\u00e9lation entre la quantit\u00e9 de prot\u00e9ines et les premiers stades de la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>Dans le cadre d\u2019une \u00e9tude pr\u00e9liminaire, lui et ses coll\u00e8gues ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9montr\u00e9 que les niveaux les plus \u00e9lev\u00e9s de HO-1 se trouvent dans la salive des personnes qui en sont aux premiers stades de la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Nous avons \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 utiliser la salive comme biomarqueur des premiers stades de la maladie de Parkinson, et cette d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e r\u00e9cemment dans Movement Disorders, la revue officielle de la Movement Disorders Society\u2009\u00bb, annonce Gornitsky.<\/p>\n<p>Il peaufine maintenant le test pour diagnostiquer la maladie de Parkinson plus t\u00f4t, chez les personnes qui ne pr\u00e9sentent pas encore de sympt\u00f4mes moteurs comme la raideur, les tremblements ou la rigidit\u00e9 qui frappent \u00e0 des stades ult\u00e9rieurs de la maladie.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9termin\u00e9 que les personnes qui ont perdu l\u2019odorat ou qui ont des probl\u00e8mes de digestion ou d\u2019autres sympt\u00f4mes en apparence sans rapport sont susceptibles de d\u00e9velopper la maladie de Parkinson. C\u2019est, avec les personnes qui ont des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de la maladie, la population de personnes que Gornitsky cible dans sa recherche.<\/p>\n<p>Si ces personnes pouvaient \u00eatre diagnostiqu\u00e9es t\u00f4t, elles pourraient imm\u00e9diatement commencer \u00e0 prendre de la l\u00e9vodopa ou profiter de tout nouveau m\u00e9dicament mis au point pour stopper l\u2019\u00e9volution de la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Si nous diagnostiquons les personnes avant qu\u2019elles pr\u00e9sentent les sympt\u00f4mes des troubles du mouvement habituellement associ\u00e9s \u00e0 la maladie de Parkinson, nous pourrions repousser ces sympt\u00f4mes \u00e0 une date ult\u00e9rieure, explique Gornitsky. Cela ne gu\u00e9rira pas la maladie, mais nous pourrons peut-\u00eatre \u00e9viter les effets graves de la maladie de Parkinson quelques ann\u00e9es de plus.\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Gornitsky esp\u00e8re que la salive pourra servir de base \u00e0 un test facile et peu co\u00fbteux que les m\u00e9decins pourraient utiliser pour diagnostiquer la maladie de Parkinson dans leurs bureaux.<\/p>\n","protected":false},"author":82,"template":"","class_list":["post-15142","profile","type-profile","status-publish","hentry"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/profile\/15142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/profile"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/profile"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/82"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/profile\/15142\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}