{"id":47821,"date":"2023-10-27T08:16:03","date_gmt":"2023-10-27T08:16:03","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/therapies-a-base-de-cellules-souches-pour-traiter-la-maladie-de-parkinson\/"},"modified":"2025-06-18T17:19:19","modified_gmt":"2025-06-18T17:19:19","slug":"therapies-a-base-de-cellules-souches-pour-traiter-la-maladie-de-parkinson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/therapies-a-base-de-cellules-souches-pour-traiter-la-maladie-de-parkinson\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapies \u00e0 base de cellules souches pour traiter la maladie de Parkinson"},"content":{"rendered":"\n<p>Mise \u00e0 jour : 17 juin 2025<br>ontr\u00f4le de la motricit\u00e9, ainsi que de l&rsquo;influence sur la m\u00e9moire, les sensations de plaisir et la motivation. Dans la maladie de Parkinson, cette neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence &#8211; une perte progressive de neurones produisant de la dopamine &#8211; peut provoquer toute une s\u00e9rie de sympt\u00f4mes moteurs et non moteurs chez les personnes qui en sont atteintes, ce qui a un impact significatif sur leur qualit\u00e9 de vie, leurs relations et leur capacit\u00e9 \u00e0 accomplir certaines fonctions. Lorsque les sympt\u00f4mes caract\u00e9ristiques de la maladie de Parkinson se manifestent et qu&rsquo;une personne est plus susceptible d&rsquo;\u00eatre diagnostiqu\u00e9e, on estime qu&rsquo;elle a <a href=\"https:\/\/jnnp.bmj.com\/content\/87\/8\/871\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">d\u00e9j\u00e0 perdu environ la moiti\u00e9 de ses neurones dopaminergiques<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9dicaments actuels contre la maladie de Parkinson comprennent g\u00e9n\u00e9ralement des traitements symptomatiques qui visent \u00e0 att\u00e9nuer les sympt\u00f4mes moteurs (tels que les tremblements) en administrant des formes artificielles de dopamine, par exemple la l\u00e9vodopa. Toutefois, il n&rsquo;existe pas actuellement de traitements de fond qui visent \u00e0 stopper la progression de la maladie et \u00e0 s&rsquo;attaquer \u00e0 ses causes biologiques profondes. R\u00e9cemment, des traitements exploitant la puissance des cellules souches ont \u00e9t\u00e9 mis en lumi\u00e8re pour leurs approches innovantes et prometteuses visant \u00e0 remplacer et \u00e0 restaurer les neurones dopaminergiques qui disparaissent progressivement dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.    <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\"><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une cellule souche ?<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n<p>Les cellules souches peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme les cellules universelles ou les \u00e9l\u00e9ments constitutifs de nos organes. Ce sont les cellules qui se ramifient et deviennent toutes les autres cellules, y compris les cellules du cerveau, de la peau et des muscles. R\u00e9cemment, les chercheurs ont commenc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser aux cellules souches comme moyen potentiel de remplacer les neurones producteurs de dopamine endommag\u00e9s ou perdus qui sont \u00e0 l&rsquo;origine de la maladie de Parkinson.    <\/p>\n\n\n\n<p>Il existe \u00e9galement diff\u00e9rentes sources de cellules souches : les cellules souches adultes, les cellules souches embryonnaires et les cellules souches pluripotentes induites. Les <strong>cellules souches adultes<\/strong> se trouvent dans tout le corps, o\u00f9 elles agissent constamment pour remplacer les cellules perdues ou endommag\u00e9es. On estime m\u00eame que nos cellules souches adultes r\u00e9g\u00e9n\u00e8rent et remplacent <a href=\"https:\/\/www.scientificamerican.com\/article\/our-bodies-replace-billions-of-cells-every-day\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">330 milliards de cellules dans notre corps chaque jour<\/a> (environ 1 % de toutes les cellules du corps). Cependant, les cellules souches adultes sont limit\u00e9es et ne peuvent remplacer que les types de cellules de l&rsquo;organe o\u00f9 elles r\u00e9sident normalement, et les cellules souches adultes naturellement pr\u00e9sentes dans notre cerveau ne sont pas assez actives pour remplacer les cellules endommag\u00e9es par la maladie de Parkinson.    <\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;autre part, les <strong>cellules souches embryonnaires (CSE)<\/strong> peuvent <a href=\"https:\/\/medium.com\/parkinsons-uk\/stem-cells-whats-the-latest-bf9e827f87c0\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">g\u00e9n\u00e9rer n&rsquo;importe quel type de cellule dans l&rsquo;ensemble du corps humain (y compris les cellules c\u00e9r\u00e9brales)<\/a>, ce qui en fait un outil int\u00e9ressant pour la recherche th\u00e9rapeutique. Les CSE utilis\u00e9es pour la recherche proviennent de tissus embryonnaires inutilis\u00e9s lors des proc\u00e9dures de f\u00e9condation in vitro (FIV) (qui sont par ailleurs g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9truits). Des consid\u00e9rations \u00e9thiques et des r\u00e9glementations gouvernementales \u00e9tendues doivent \u00eatre respect\u00e9es avant que ces cellules puissent \u00eatre utilis\u00e9es dans la recherche, afin de garantir une s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quate et un approvisionnement \u00e9thique.    <\/p>\n\n\n\n<p>Les <strong>cellules souches pluripotentes induites (CSPi<\/strong>), quant \u00e0 elles, sont des cellules souches cr\u00e9\u00e9es en laboratoire en pr\u00e9levant des cellules couramment disponibles (telles que des cellules de la peau ou du sang) dans le tissu humain et en les ramenant \u00e0 l <a href=\"https:\/\/stemcell.ucla.edu\/glossary\/induced-pluripotent-stem-cells#:~:text=Induced%20pluripotent%20stem%20cells%20are,cell%20needed%20for%20therapeutic%20purposes.\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">&lsquo;\u00e9tat de cellules souches<\/a>. Ces iPSC peuvent ensuite \u00eatre utilis\u00e9es pour g\u00e9n\u00e9rer d&rsquo;autres types de cellules (comme les neurones produisant de la dopamine) et \u00eatre transplant\u00e9es dans le corps. Comme il est possible d&rsquo;utiliser les propres cellules du patient pour g\u00e9n\u00e9rer les iPSC, le risque de rejet des cellules transplant\u00e9es pourrait \u00eatre moindre.    <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\"><strong>Th\u00e9rapie \u00e0 base de cellules souches pour la maladie de Parkinson<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n<p>Depuis des ann\u00e9es, les chercheurs s&rsquo;efforcent de concevoir une th\u00e9rapie efficace \u00e0 base de cellules souches pour la maladie de Parkinson, en partant du principe qu&rsquo;elles peuvent potentiellement cr\u00e9er des cellules productrices de dopamine nouvelles et fonctionnelles pour remplacer celles qui sont perdues ou endommag\u00e9es dans la maladie de Parkinson. Parkinson Canada continue de financer des recherches novatrices dans tous les domaines th\u00e9rapeutiques, y compris les cellules souches, comme le <a href=\"https:\/\/parkinson.ca\/profile\/modifying-stem-cells-to-treat-parkinsons\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">projet dirig\u00e9 par le Dr Tiago Cardoso<\/a> de l&rsquo;Universit\u00e9 Laval, qui a travaill\u00e9 sur le g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique des cellules souches pour am\u00e9liorer la survie des cellules et la formation des circuits des cellules transplant\u00e9es.   <\/p>\n\n\n\n<p>Certains groupes ont mis au point des th\u00e9rapies <a href=\"https:\/\/www.e-jmd.org\/upload\/jmd-22141.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">utilisant les CSE pour g\u00e9n\u00e9rer en laboratoire des cellules pr\u00e9curseurs de la dopamine<\/a> qui seront greff\u00e9es en toute s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 un patient et fonctionneront de la m\u00eame mani\u00e8re que les cellules productrices de dopamine initialement perdues dans les cerveaux affect\u00e9s par la maladie de Parkinson. Gr\u00e2ce \u00e0 leur capacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;auto-renouveler et \u00e0 se diviser en laboratoire, les CSE constituent une source prometteuse de cellules souches \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques, puisque chaque patient trait\u00e9 n\u00e9cessite plusieurs millions de cellules transplant\u00e9es. Cette m\u00e9thode permet de produire des lots \u00e0 grande \u00e9chelle de cellules productrices de dopamine qui peuvent \u00eatre test\u00e9es sur des mod\u00e8les animaux afin de s&rsquo;assurer que les cellules sont s\u00fbres avant d&rsquo;\u00eatre utilis\u00e9es dans des essais cliniques chez l&rsquo;homme.    <\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs autres groupes ont adopt\u00e9 une approche qui commence avec des cellules de donneurs adultes sains (allog\u00e9niques) ou des cellules de la peau d&rsquo;un individu (autologues). Ces <a href=\"https:\/\/www.e-jmd.org\/upload\/jmd-22141.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">approches bas\u00e9es sur les iPSC g\u00e9n\u00e8rent \u00e9galement des cellules pr\u00e9curseurs de la dopamine<\/a> qui seront transplant\u00e9es dans le cerveau de patients atteints de la maladie de Parkinson. Cependant, en raison de la nature personnalis\u00e9e de l&rsquo;utilisation d&rsquo;iPSC sp\u00e9cifiques au patient, le processus peut \u00eatre beaucoup plus laborieux, long et co\u00fbteux, <a href=\"https:\/\/www.mdpi.com\/2073-4409\/8\/5\/403\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">certaines estimations chiffrant le co\u00fbt du traitement d&rsquo;un patient \u00e0 800 000 dollars<\/a>.    <\/p>\n\n\n\n<p>Les deux risques majeurs de toute th\u00e9rapie par transplantation cellulaire sont les suivants : 1) la possibilit\u00e9 de formation de tumeurs \u00e0 partir de cellules qui conservent encore des caract\u00e9ristiques de cellules souches, et 2) le rejet des cellules transplant\u00e9es. C&rsquo;est pourquoi, avant de transplanter des cellules chez des patients, les chercheurs mettent en \u0153uvre des m\u00e9thodes rigoureuses en laboratoire pour s&rsquo;assurer que les cellules utilis\u00e9es pour la transplantation sont une population pure de cellules pr\u00e9curseurs de la dopamine. Pour pr\u00e9venir le rejet des cellules transplant\u00e9es, <a href=\"https:\/\/www.e-jmd.org\/upload\/jmd-22141.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">de nombreux groupes utilisent des m\u00e9dicaments immunosuppresseurs pendant au moins 12 mois<\/a>. Il est int\u00e9ressant de noter que les greffes utilisant les propres cellules du patient comme mat\u00e9riau de d\u00e9part ne n\u00e9cessitent pas l&rsquo;utilisation de ces m\u00e9dicaments immunosuppresseurs, comme l&rsquo;a montr\u00e9 avec succ\u00e8s une <a href=\"https:\/\/www.nejm.org\/doi\/10.1056\/NEJMoa1915872\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00e9tude de recherche clinique de l&rsquo;universit\u00e9 de Harvard<\/a> sur un patient atteint de la maladie de Parkinson.       <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"597\" height=\"336\" src=\"https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Pathways-FR.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-52718\" srcset=\"https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Pathways-FR.png 597w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Pathways-FR-300x169.png 300w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Pathways-FR-426x240.png 426w\" sizes=\"auto, (max-width: 597px) 100vw, 597px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Le cheminement des CSE et des CSPi vers les pr\u00e9curseurs de cellules dopaminergiques qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour la recherche et le d\u00e9veloppement th\u00e9rapeutique.<\/em> <em>recherche et le d\u00e9veloppement th\u00e9rapeutique.<\/em> <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\"><strong>Les premiers r\u00e9sultats des essais cliniques sont prometteurs<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n<p>BlueRock Therapeutics a r\u00e9cemment <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-025-08845-y\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">publi\u00e9 les r\u00e9sultats d&rsquo;un essai clinique de phase I<\/a>, dans lequel 12 patients atteints de la maladie de Parkinson au Canada et aux \u00c9tats-Unis ont re\u00e7u une greffe chirurgicale d&rsquo;une dose faible (1,8 million de cellules) ou d&rsquo;une dose \u00e9lev\u00e9e (5,4 millions de cellules) de bemdaneprocel, un produit th\u00e9rapeutique d\u00e9riv\u00e9 de cellules souches. Ces patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 18 mois afin d \u00ab \u00e9valuer la s\u00e9curit\u00e9 et la tol\u00e9rabilit\u00e9 globales. L \u00bb \u00e9volution des sympt\u00f4mes moteurs, ainsi que plusieurs autres mesures, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es.    <\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de la p\u00e9riode de suivi, aucun des patients n&rsquo;a pr\u00e9sent\u00e9 d&rsquo;effets ind\u00e9sirables graves li\u00e9s au traitement. Les scanners d&rsquo;imagerie utilis\u00e9s pour visualiser et \u00e9valuer l&rsquo;activit\u00e9 de la dopamine ont \u00e9galement montr\u00e9 qu&rsquo;apr\u00e8s les 18 mois de suivi, les cellules dopaminergiques transplant\u00e9es ont probablement surv\u00e9cu et se sont greff\u00e9es dans le cerveau des patients. Bien que d&rsquo;autres donn\u00e9es soient n\u00e9cessaires, certaines tendances dans le traitement de la dopamine ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es.  <ins> <\/ins>une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes moteurs a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e chez les patients. Fort de <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-025-08845-y\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ces r\u00e9sultats<\/a>, BlueRock Therapeutics \u00e9tend ce travail \u00e0 un <a href=\"https:\/\/www.clinicaltrials.gov\/study\/NCT06944522\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">essai clinique de phase III<\/a> qui devrait d\u00e9buter entre le milieu et la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2025. L&rsquo;essai \u00e9largi pr\u00e9voit d&rsquo;impliquer 102 patients et d&rsquo;\u00e9valuer les changements dans l&rsquo;ON-time, ainsi que les changements dans les scores de mouvement et de qualit\u00e9 de vie, en plus d&rsquo;une surveillance continue de la s\u00e9curit\u00e9 et de la tol\u00e9rabilit\u00e9 de la th\u00e9rapie.    <\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe CiRA de Kyoto, au Japon, a \u00e9galement conclu un <a href=\"https:\/\/www.cira.kyoto-u.ac.jp\/e\/pressrelease\/news\/250417-000000.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">essai clinique de phase I\/IIa<\/a>, dans le but de tester sa th\u00e9rapie \u00e0 base de cellules souches iPSC sur sept patients atteints de la maladie de Parkinson. Les <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-025-08700-0\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">premiers r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s<\/a> en avril 2025 et n&rsquo;ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucun effet ind\u00e9sirable grave, tandis que les greffons semblaient se maintenir avec succ\u00e8s et augmenter l\u00e9g\u00e8rement de volume au cours de la p\u00e9riode de suivi de 24 mois. Quatre patients ont \u00e9galement montr\u00e9 une am\u00e9lioration de leur fonction motrice au cours de la m\u00eame p\u00e9riode. Les chercheurs n&rsquo;ont pas encore annonc\u00e9 s&rsquo;ils avaient l&rsquo;intention d&rsquo;entreprendre des essais plus pouss\u00e9s sur la base de ces r\u00e9sultats.    <\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe STEM-PD a \u00e9galement entam\u00e9 un <a href=\"https:\/\/cureparkinsons.org.uk\/2024\/06\/stem-pd-a-cell-replacement-trial-for-parkinsons-releases-latest-update\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">essai clinique de phase I\/IIa<\/a> en Su\u00e8de. Il a effectu\u00e9 des chirurgies de transplantation cellulaire sur quatre patients atteints de la maladie de Parkinson \u00e0 un stade mod\u00e9r\u00e9ment avanc\u00e9. Ils ont re\u00e7u une faible dose (7 millions de cellules) et ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 6 \u00e0 10 mois pour v\u00e9rifier l&rsquo;innocuit\u00e9 du produit. Malheureusement, STEM-PD a annonc\u00e9 que l&rsquo;un des participants \u00e0 l \u00ab \u00e9tude est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la suite d&rsquo;une infection opportuniste, mais pas \u00e0 cause de la th\u00e9rapie \u00e0 base de cellules souches ni de l&rsquo;implantation chirurgicale. Ils pr\u00e9voient de poursuivre avec la prochaine cohorte de quatre participants suppl\u00e9mentaires, qui recevront une dose plus \u00e9lev\u00e9e (14,2 millions de cellules) du traitement. L&rsquo;imagerie TEP 6-12 mois apr\u00e8s l&rsquo;implantation dans la cohorte actuelle a d\u00e9montr\u00e9 la survie des cellules dopaminergiques, et l \u00bb \u00e9valuation se poursuivra sur une dur\u00e9e totale de trois ans afin d \u00ab \u00e9valuer pleinement l&rsquo;efficacit\u00e9 de ce traitement pour r\u00e9duire les sympt\u00f4mes moteurs cliniques tels que le temps pass\u00e9 dans l \u00bb \u00e9tat \u00ab OFF \u00bb.       <\/p>\n\n\n\n<p>Aspen Neuroscience a entam\u00e9 un <a href=\"https:\/\/aspenneuroscience.com\/aspen-neuroscience-announces-completion-of-first-and-second-cohorts-in-aspiro-phase-1-2a-trial-for-parkinsons-disease\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">essai clinique de phase I\/IIa<\/a> d&rsquo;un traitement utilisant des cellules de peau de patients atteints de la maladie de Parkinson pour g\u00e9n\u00e9rer des iPSC et cultiver ensuite des millions de cellules productrices de dopamine en vue de les transplanter dans le cerveau du patient. La soci\u00e9t\u00e9 a transplant\u00e9 les deux premi\u00e8res cohortes de patients avec le traitement et pr\u00e9voit de les suivre pendant les trois prochaines ann\u00e9es pour d\u00e9terminer la s\u00e9curit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 du traitement. Les donn\u00e9es seront pr\u00e9sent\u00e9es lors de la Conf\u00e9rence internationale sur la maladie de Parkinson et les troubles du mouvement en octobre 2025. Les premiers r\u00e9sultats ont montr\u00e9 que le traitement \u00e9tait bien tol\u00e9r\u00e9 et n&rsquo;entra\u00eenait pas d&rsquo;effets ind\u00e9sirables chez les participants.    <\/p>\n\n\n\n<p>S.BIOMEDICS a commenc\u00e9 son <a href=\"https:\/\/www.businesswire.com\/news\/home\/20241126606645\/en\/S.BIOMEDICS-Investigational-Cell-Therapy-for-Parkinsons-Disease-With-TED-A9-Shows-Positive-Data-at-12-months-in-Phase-12a-Clinical-Trial\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00e9tude de phase I\/IIa sur les cellules souches TED-A9 en utilisant des CSE<\/a> pour remplacer les neurones dopaminergiques dans le cerveau des participants. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, le dosage et le suivi pr\u00e9coce de 12 participants sont termin\u00e9s : six dans le groupe \u00e0 faible dose (3,15 millions de cellules) et six dans le groupe \u00e0 forte dose (6,30 millions de cellules). Lors du suivi initial de l&rsquo;\u00e9tude (12 mois), aucun effet ind\u00e9sirable n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9, la greffe semble r\u00e9ussie et de nombreux participants ont montr\u00e9 des am\u00e9liorations au niveau de l&rsquo;usure et des sympt\u00f4mes moteurs tels que la congestion de la d\u00e9marche. Les chercheurs pr\u00e9voient de continuer \u00e0 suivre les participants pendant quatre ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires, soit une p\u00e9riode d&rsquo;\u00e9tude totale de cinq ans.     <\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le r\u00e9seau de soins et de recherche Mass General Brigham \u00e0 Boston a re\u00e7u l&rsquo;approbation de la FDA pour une <a href=\"https:\/\/www.massgeneralbrigham.org\/en\/about\/newsroom\/press-releases\/clinical-trial-novel-stem-cell-treatment-for-parkinsons\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00e9tude sur les cellules souches utilisant des iPSC<\/a> et a commenc\u00e9 \u00e0 administrer aux trois premiers participants un traitement de remplacement de la dopamine d\u00e9riv\u00e9 de cellules souches provenant du propre sang du participant. Une fois que les six participants pr\u00e9vus auront re\u00e7u leur dose, ils pr\u00e9voient de les suivre pendant 12 mois, avec un autre contr\u00f4le \u00e0 18 mois pour d\u00e9terminer l&rsquo;innocuit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 du traitement, et s&rsquo;il y a des changements dans les sympt\u00f4mes.   <\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de noter que les approches de transplantation de cellules souches sont encore exp\u00e9rimentales et qu&rsquo;aucune n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e par Sant\u00e9 Canada ou la FDA pour une utilisation \u00e0 grande \u00e9chelle dans la MP. Il s&rsquo;agit encore d&rsquo;un domaine en d\u00e9veloppement et, bien que de nombreuses th\u00e9rapies prometteuses soient actuellement en cours d&rsquo;essai clinique, rien n&rsquo;est encore disponible pour une utilisation clinique standard. Il est recommand\u00e9 aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson de se m\u00e9fier de tout groupe qui vend un produit de transplantation cellulaire ou une chirurgie pour la maladie de Parkinson qui n&rsquo;est pas associ\u00e9 \u00e0 un essai clinique approuv\u00e9, et de discuter de ces traitements plus en d\u00e9tail avec leur \u00e9quipe m\u00e9dicale.    <\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de ces six essais cliniques actifs, <a href=\"https:\/\/parkinsoncanadainc-my.sharepoint.com\/personal\/ko_currie_parkinson_ca\/_layouts\/15\/onedrive.aspx?id=%2Fpersonal%2Fko%5Fcurrie%5Fparkinson%5Fca%2FDocuments%2Fchapter%2D10%2Dcurrent%2Dclinical%2Dtrials%2Dusing%2Dstem%2Dcells%2Dfor%2Ddopaminergic%2Dcell%2Dreplacement%2Epdf&amp;parent=%2Fpersonal%2Fko%5Fcurrie%5Fparkinson%5Fca%2FDocuments&amp;ga=1\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">54 personnes atteintes de la maladie de Parkinson<\/a> auront re\u00e7u de nouvelles th\u00e9rapies \u00e0 base de cellules souches pour remplacer les neurones producteurs de dopamine qui ont \u00e9t\u00e9 perdus. Dans l&rsquo;ensemble du domaine des th\u00e9rapies \u00e0 base de cellules souches, <a href=\"https:\/\/www.cell.com\/cell-stem-cell\/fulltext\/S1934-5909(24)00445-4?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS1934590924004454%3Fshowall%3Dtrue\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">1 200 participants ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s collectivement dans le cadre de 115 essais cliniques<\/a>, pour traiter diverses formes de cancer, de c\u00e9cit\u00e9, de l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re et, maintenant, la maladie de Parkinson. Des plans futurs pr\u00e9voient \u00e9galement la participation de nombreux autres participants \u00e0 des essais plus avanc\u00e9s, \u00e0 mesure que la s\u00e9curit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 globales de ces traitements continuent d&rsquo;\u00eatre d\u00e9montr\u00e9es. Il est tr\u00e8s encourageant de constater les progr\u00e8s prometteurs r\u00e9alis\u00e9s dans le domaine de la mise au point de v\u00e9ritables th\u00e9rapies modificatrices de la maladie, \u00e0 la fois dans les \u00e9tudes que nous avons pr\u00e9sent\u00e9es ici et dans de nombreuses autres qui se d\u00e9roulent ailleurs. Au fur et \u00e0 mesure que ces essais de phase I\/II se terminent et passent \u00e0 des essais \u00e0 plus grande \u00e9chelle et plus complets, nous sommes impatients de voir comment ces th\u00e9rapies se d\u00e9veloppent et nous continuerons \u00e0 plaider pour que cette recherche ait lieu au Canada afin de s&rsquo;assurer que les b\u00e9n\u00e9fices sont apport\u00e9s \u00e0 nos communaut\u00e9s touch\u00e9es par la maladie de Parkinson.      <\/p>\n\n\n\n<p>Ces essais cliniques sont essentiels pour fournir des preuves suppl\u00e9mentaires et assurer le financement de la recherche afin de prouver la s\u00e9curit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 de ces nouvelles th\u00e9rapies potentielles, dans le but ultime de les mettre sur le march\u00e9 et de les mettre \u00e0 la disposition de ceux qui en ont besoin. Ces avanc\u00e9es sont porteuses d&rsquo;espoir pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson aujourd&rsquo;hui et pour celles qui seront diagnostiqu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;avenir, et nous sommes impatients de voir ce qui se profile \u00e0 l&rsquo;horizon gr\u00e2ce aux efforts et au d\u00e9vouement de ces chercheurs.   <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1080\" src=\"https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Updates-Chart-FR.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-52716\" style=\"width:816px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Updates-Chart-FR.png 1920w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Updates-Chart-FR-300x169.png 300w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Updates-Chart-FR-1024x576.png 1024w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Updates-Chart-FR-768x432.png 768w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Stem-Cell-Updates-Chart-FR-426x240.png 426w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise \u00e0 jour : 17 juin 2025ontr\u00f4le de la motricit\u00e9, ainsi que de l&rsquo;influence sur la m\u00e9moire, les sensations de plaisir et la motivation. Dans la maladie de Parkinson, cette neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence &#8211; une perte progressive de neurones produisant de la dopamine &#8211; peut provoquer toute une s\u00e9rie de sympt\u00f4mes moteurs et non moteurs chez les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":107,"featured_media":52714,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[237,246],"tags":[],"audience":[],"class_list":["post-47821","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blogue-fr","category-recherche-blog"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47821","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/107"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47821"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47821\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":52720,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47821\/revisions\/52720"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/52714"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47821"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47821"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47821"},{"taxonomy":"audience","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/audience?post=47821"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}