{"id":46642,"date":"2019-07-16T11:50:38","date_gmt":"2019-07-16T11:50:38","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/lexamen-des-cellules-des-mouches-des-fruits-pourrait-reveler-lavenir-du-traitement-de-la-maladie-de-parkinson-chez-lhomme\/"},"modified":"2025-01-17T23:08:15","modified_gmt":"2025-01-17T23:08:15","slug":"lexamen-des-cellules-des-mouches-des-fruits-pourrait-reveler-lavenir-du-traitement-de-la-maladie-de-parkinson-chez-lhomme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/lexamen-des-cellules-des-mouches-des-fruits-pourrait-reveler-lavenir-du-traitement-de-la-maladie-de-parkinson-chez-lhomme\/","title":{"rendered":"L&rsquo;examen des cellules des mouches des fruits pourrait r\u00e9v\u00e9ler l&rsquo;avenir du traitement de la maladie de Parkinson chez l&rsquo;homme"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/parkinsonpost.com\/wp-content\/uploads\/02-Marcogliese.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2509\"\/><figcaption>Paul Marcogliese<br\/>Associ\u00e9 postdoctoral<br\/>Baylor College of Medicine<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<p>Dans un laboratoire sp\u00e9cialis\u00e9 du Baylor College of Medicine, l&rsquo;associ\u00e9 postdoctoral Paul Marcogliese \u00e9tudie un dysfonctionnement dans plusieurs mod\u00e8les g\u00e9n\u00e9tiques de la maladie de Parkinson chez la mouche des fruits. En plus de mettre en \u00e9vidence des anomalies g\u00e9n\u00e9tiques susceptibles d&rsquo;indiquer les chances d&rsquo;un individu de d\u00e9velopper cette maladie, ces travaux pourraient r\u00e9v\u00e9ler des cibles pour d&rsquo;\u00e9ventuels traitements m\u00e9dicamenteux visant \u00e0 corriger ce probl\u00e8me, afin de pr\u00e9venir non seulement la perte de fonction cellulaire, mais peut-\u00eatre aussi l&rsquo;apparition de la maladie. Cette recherche est rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 une bourse de recherche fondamentale d&rsquo;un montant de 100 000 dollars sur deux ans, financ\u00e9e par le programme de recherche de Parkinson Canada.  <\/p>\n\n<p>Paul Marcogliese \u00e9tudiait la m\u00e9decine l\u00e9gale \u00e0 Ottawa lorsqu&rsquo;il a rencontr\u00e9 un chercheur local, David Park, figure de proue de l&rsquo;\u00e9tude des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Les deux hommes ont entam\u00e9 une collaboration qui a suscit\u00e9 chez M. Marcogliese un int\u00e9r\u00eat personnel et professionnel pour la maladie de Parkinson, qui l&rsquo;a conduit \u00e0 un important centre de recherche international dans ce domaine. <\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s avoir obtenu son doctorat dans le laboratoire de David Park \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Ottawa, M. Marcogliese est maintenant associ\u00e9 postdoctoral dans le complexe de laboratoires d&rsquo;Hugo Bellen au Baylor College of Medicine \u00e0 Houston, au Texas. Le laboratoire est sp\u00e9cialis\u00e9 dans les \u00e9tudes sophistiqu\u00e9es sur l&rsquo;humble mouche des fruits, dont le g\u00e9nome est un mod\u00e8le id\u00e9al pour \u00e9tudier les fondements g\u00e9n\u00e9tiques de la maladie de Parkinson. <\/p>\n\n<p>Des travaux r\u00e9cents du laboratoire d&rsquo;Hugo Bellen ont permis d&rsquo;identifier un r\u00f4le pour les acides gras appel\u00e9s c\u00e9ramides dans une forme rare de la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont observ\u00e9 que les niveaux de c\u00e9ramides augmentent dans les neurones de mouche et de souris avant que les cellules ne commencent \u00e0 d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer. Lorsque cela se produit dans les cellules c\u00e9r\u00e9brales, diverses structures se d\u00e9gradent, y compris une partie cruciale de la cellule appel\u00e9e lysosome, qui g\u00e8re les enzymes qui dig\u00e8rent normalement les d\u00e9chets. L&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 \u00e9liminer les parties endommag\u00e9es des cellules pourrait limiter la production de dopamine, la substance chimique du cerveau qui contr\u00f4le les mouvements musculaires dans la maladie de Parkinson. Le professeur Marcogliese pr\u00e9voit d&rsquo;examiner si les g\u00e8nes connus et nouveaux de la maladie de Parkinson sont impliqu\u00e9s dans la r\u00e9gulation de ces c\u00e9ramides.    <\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;objectif est de tirer parti de tout ce que nous avons appris sur les mouches et de voir si cela peut s&rsquo;appliquer \u00e0 un syst\u00e8me mammif\u00e8re \u00e0 travers de multiples mod\u00e8les\u00a0\u00bb, explique Marcogliese, qui \u00e9largit maintenant ses \u00e9tudes aux souris. Ces travaux incluent l&rsquo;utilisation de m\u00e9dicaments qui peuvent am\u00e9liorer la capacit\u00e9 des cellules c\u00e9r\u00e9brales \u00e0 traiter les c\u00e9ramides, ce qui pourrait \u00eatre un m\u00e9canisme cl\u00e9 pour traiter les patients atteints de la maladie de Parkinson. <\/p>\n\n<p>Compte tenu des premiers r\u00e9sultats obtenus dans l&rsquo;administration de m\u00e9dicaments qui r\u00e9solvent ce probl\u00e8me dans le cerveau des insectes, M. Marcogliese esp\u00e8re que le r\u00e9tablissement de la fonction de cette cellule pourrait am\u00e9liorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Cette recherche est rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 une bourse de recherche fondamentale d&rsquo;un montant de 100 000 dollars sur deux ans, financ\u00e9e par le programme de recherche de Parkinson Canada. <\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0La question que nous nous posons \u00e0 pr\u00e9sent est de savoir si nous pouvons utiliser ces compos\u00e9s pour r\u00e9tablir cette fonction cellulaire chez d&rsquo;autres esp\u00e8ces\u00a0\u00bb, explique-t-il.  <\/p>\n\n<p>L&rsquo;identification des g\u00e8nes responsables du probl\u00e8me repr\u00e9sente un progr\u00e8s. De nombreux nouveaux g\u00e8nes de la maladie de Parkinson sont impliqu\u00e9s dans le traitement des c\u00e9ramides au niveau cellulaire. Le professeur Marcogliese esp\u00e8re qu&rsquo;en v\u00e9rifiant l&rsquo;\u00e9tat de ces g\u00e8nes ou les changements m\u00e9taboliques \u00e0 un stade pr\u00e9coce, il sera possible d&rsquo;identifier plus t\u00f4t les risques de d\u00e9velopper la maladie de Parkinson.  <\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Nous voulons \u00eatre en mesure de diagnostiquer les patients 20 ans avant qu&rsquo;ils ne pr\u00e9sentent un tremblement\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n\n<p>Diagnostiquer les personnes avant qu&rsquo;elles ne pr\u00e9sentent des tremblements, une raideur ou une rigidit\u00e9 leur permettrait de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un traitement plus pr\u00e9coce, voire d&rsquo;\u00e9viter compl\u00e8tement ces sympt\u00f4mes.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un laboratoire sp\u00e9cialis\u00e9 du Baylor College of Medicine, l&rsquo;associ\u00e9 postdoctoral Paul Marcogliese \u00e9tudie un dysfonctionnement dans plusieurs mod\u00e8les g\u00e9n\u00e9tiques de la maladie de Parkinson chez la mouche des fruits. 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