{"id":46640,"date":"2019-08-20T16:47:52","date_gmt":"2019-08-20T16:47:52","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/mesurer-les-eleves-pour-evaluer-la-sante-du-cerveau\/"},"modified":"2025-01-17T23:08:14","modified_gmt":"2025-01-17T23:08:14","slug":"mesurer-les-eleves-pour-evaluer-la-sante-du-cerveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/mesurer-les-eleves-pour-evaluer-la-sante-du-cerveau\/","title":{"rendered":"Mesurer les \u00e9l\u00e8ves pour \u00e9valuer la sant\u00e9 du cerveau"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"200\" src=\"https:\/\/parkinsonpost.com\/wp-content\/uploads\/Huang_200x200.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2548\" srcset=\"https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/Huang_200x200.jpg 200w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/Huang_200x200-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/Huang_200x200-100x100.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><figcaption>Po Yueh (Jeff) Huang<br\/>Doctorant<br\/>Queen&rsquo;s University<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Chaque fois que nous prenons une d\u00e9cision, que nous pr\u00eatons attention \u00e0 un d\u00e9tail ou que nous faisons appel \u00e0 notre m\u00e9moire de travail, nos pupilles changent de taille. En effet, la taille des pupilles refl\u00e8te les activit\u00e9s qui se d\u00e9roulent dans notre cerveau. <\/p>\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;universit\u00e9 Queen&rsquo;s de Kingston, en Ontario, Po Yueh (Jeff) Huang, candidat au doctorat, et ses coll\u00e8gues du laboratoire du Dr Douglas Munoz mesurent la relation entre la taille de la pupille et la prise de d\u00e9cision, la flexibilit\u00e9 cognitive et la planification des individus.<\/p>\n\n<p>En suivant la taille des pupilles des personnes pendant qu&rsquo;elles effectuent des t\u00e2ches qui n\u00e9cessitent une pr\u00e9paration mentale, Huang et ses coll\u00e8gues mettent au point un test de diagnostic pour identifier les personnes atteintes de maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Cette recherche est rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 une bourse d&rsquo;\u00e9tudiant dipl\u00f4m\u00e9 du programme de recherche de Parkinson Canada, d&rsquo;un montant de 30 000 dollars sur deux ans. <\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Nous voulons pouvoir utiliser l&rsquo;oculom\u00e9trie pour observer les yeux d&rsquo;une personne lorsqu&rsquo;elle effectue une t\u00e2che cognitive et \u00eatre en mesure de d\u00e9terminer si elle pr\u00e9sente des d\u00e9ficits cognitifs ou si elle risque de d\u00e9velopper des maladies telles que la maladie de Parkinson ou la maladie d&rsquo;Alzheimer\u00a0\u00bb, explique M. Huang.  <\/p>\n\n<p>Dans le cadre de ses recherches, M. Huang mesure la taille des pupilles pendant que des personnes regardent un \u00e9cran, en jetant un coup d&rsquo;\u0153il vers une cible visuelle ou en s&rsquo;en \u00e9loignant.<\/p>\n\n<p>Chez les personnes en bonne sant\u00e9, on observe une diff\u00e9rence dans la taille des pupilles lors de l&rsquo;ex\u00e9cution de chaque t\u00e2che. Le fait de d\u00e9tourner le regard de la cible les oblige \u00e0 mobiliser le lobe frontal de leur cerveau &#8211; une zone affect\u00e9e par la maladie de Parkinson &#8211; pour se pr\u00e9parer \u00e0 la t\u00e2che.   <\/p>\n\n<p>Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, la diff\u00e9rence de taille des pupilles est moins importante lorsqu&rsquo;elles regardent la cible en face ou de loin, ce qui refl\u00e8te des d\u00e9ficits dans les processus neuronaux sous-jacents.  <\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Leurs performances sont \u00e9galement moins bonnes\u00a0\u00bb, explique M. Huang. \u00ab\u00a0Le cerveau doit se pr\u00e9parer \u00e0 d\u00e9tourner le regard de la cible, mais leur capacit\u00e9 \u00e0 le faire est alt\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb. <\/p>\n\n<p>En mesurant la taille de la pupille par rapport aux performances de personnes atteintes de diff\u00e9rents types de maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, Huang cr\u00e9e \u00e9galement une base de donn\u00e9es de mesures qui peuvent \u00eatre utiles en tant qu&rsquo;indicateurs pr\u00e9coces et facteurs de risque de maladies associ\u00e9es \u00e0 la d\u00e9mence : Parkinson, Alzheimer, d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence frontale-temporale, d\u00e9mence vasculaire et <em>scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique (SLA<\/em> ).<\/p>\n\n<p>\u00c0 terme, les mesures de la pupille pourraient \u00eatre combin\u00e9es \u00e0 des tests g\u00e9n\u00e9tiques et d&rsquo;imagerie pour cr\u00e9er un ensemble de marqueurs qui pourraient aider \u00e0 diagnostiquer plus t\u00f4t la maladie de Parkinson et d&rsquo;autres troubles c\u00e9r\u00e9braux \u00e9volutifs.<\/p>\n\n<p>Un diagnostic pr\u00e9coce pourrait \u00eatre vital pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson si de nouveaux m\u00e9dicaments ou de nouvelles th\u00e9rapies sont mis au point pour ralentir ou arr\u00eater la progression de la maladie.<\/p>\n\n<p>Le p\u00e8re de Huang, ophtalmologue \u00e0 Ta\u00efwan, et son grand-p\u00e8re, atteint de la maladie de Parkinson, ont tous deux influenc\u00e9 la d\u00e9cision de Huang de devenir neuroscientifique. Lorsqu&rsquo;il a entendu parler pour la premi\u00e8re fois des travaux de Munoz sur les liens entre l&rsquo;\u0153il et la neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, Huang a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit. Il a trouv\u00e9 l&rsquo;intersection parfaite entre ses int\u00e9r\u00eats. Huang esp\u00e8re que ses travaux contribueront \u00e0 am\u00e9liorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.   <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque fois que nous prenons une d\u00e9cision, que nous pr\u00eatons attention \u00e0 un d\u00e9tail ou que nous faisons appel \u00e0 notre m\u00e9moire de travail, nos pupilles changent de taille. 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