{"id":46399,"date":"2015-09-16T09:02:28","date_gmt":"2015-09-16T09:02:28","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/la-recherche-de-scott-ryan-sur-les-cellules-souches-de-la-maladie-de-parkinson-est-reconnue-au-niveau-international\/"},"modified":"2025-01-17T22:56:17","modified_gmt":"2025-01-17T22:56:17","slug":"la-recherche-de-scott-ryan-sur-les-cellules-souches-de-la-maladie-de-parkinson-est-reconnue-au-niveau-international","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/la-recherche-de-scott-ryan-sur-les-cellules-souches-de-la-maladie-de-parkinson-est-reconnue-au-niveau-international\/","title":{"rendered":"La recherche de Scott Ryan sur les cellules souches de la maladie de Parkinson est reconnue au niveau international"},"content":{"rendered":"<div style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/parkinson.ca\/atf\/cf\/%7B9ebd08a9-7886-4b2d-a1c4-a131e7096bf8%7D\/SCOTT_RYAN.JPG\" width=\"300\" height=\"300\" class=\"\"><p class=\"wp-caption-text\">Dr. Scott Ryan<\/p><\/div>\n<p>  Lorsque Scott Ryan s&rsquo;est rendu en Su\u00e8de au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, il \u00e9tait impatient de partager les r\u00e9sultats des recherches sur la maladie de Parkinson men\u00e9es par sa petite \u00e9quipe de laboratoire \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Guelph. Il a \u00e9t\u00e9 encore plus ravi de voir son affiche figurer parmi les cinq affiches gagnantes, sur 1 700, lors de la conf\u00e9rence de la Soci\u00e9t\u00e9 internationale pour la recherche sur les cellules souches.   <\/p>\n<p>  John&rsquo;s (Terre-Neuve), M. Ryan, 35 ans, neuroscientifique et professeur adjoint, a re\u00e7u l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re une bourse de nouveau chercheur de 90 000 dollars sur deux ans dans le cadre du programme national de recherche de la Soci\u00e9t\u00e9 Parkinson Canada. Arriv\u00e9 \u00e0 mi-parcours, son projet suscite un int\u00e9r\u00eat international.   <\/p>\n<p>  Dans sa qu\u00eate pour d\u00e9couvrir ce qui tue les cellules productrices de dopamine dont la mort entra\u00eene la maladie de Parkinson, Ryan se concentre sur un groupe de prot\u00e9ines qui activent et d\u00e9sactivent les r\u00e9seaux de signalisation dans le cerveau. Il se concentre sur l&rsquo;\u00e9quilibre entre la g\u00e9n\u00e9ration et la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des cellules, et sur les moyens d&rsquo;inverser cette derni\u00e8re. Ryan utilise un mod\u00e8le de la maladie de Parkinson d\u00e9riv\u00e9 de la peau d&rsquo;un patient atteint d&rsquo;une forme familiale de la maladie. Une fois en culture, les cellules du donneur ont \u00e9t\u00e9 reprogramm\u00e9es en cellules souches et les chercheurs ont pu corriger la mutation g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 l&rsquo;origine de la maladie, en l&rsquo;occurrence une mutation du g\u00e8ne de l&rsquo;alpha-synucl\u00e9ine.     <\/p>\n<p>  Ryan utilise ce mod\u00e8le et ce syst\u00e8me pour identifier une famille de prot\u00e9ines, appel\u00e9es facteurs de transcription, dans les cellules productrices de dopamine. Il d\u00e9crit ces prot\u00e9ines &#8211; dont une appel\u00e9e MEF2 &#8211; comme une \u00ab\u00a0\u00e9quipe pro-survie\u00a0\u00bb capable de maintenir en vie les cellules productrices de dopamine.   <\/p>\n<p>  Si des mutations pathologiques ou des contaminants environnementaux tels que les pesticides ou les herbicides provoquent un stress dans les parties des cellules qui produisent de l&rsquo;\u00e9nergie, appel\u00e9es mitochondries, le stress peut d\u00e9sactiver le r\u00e9seau de signalisation de l&rsquo;\u00e9quipe de survie et bloquer sa capacit\u00e9 \u00e0 maintenir en vie les cellules productrices de dopamine.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Plus le stress s&rsquo;accumule, plus vous d\u00e9sactivez (les prot\u00e9ines) jusqu&rsquo;\u00e0 ce que vous atteigniez un niveau critique et que la cellule meure\u00a0\u00bb, explique Ryan.<\/p>\n<p>  En travaillant avec un groupe de d\u00e9couverte et de d\u00e9veloppement de m\u00e9dicaments, Ryan esp\u00e8re tester diff\u00e9rents compos\u00e9s sur le mod\u00e8le de cellules souches de la maladie de Parkinson, afin de trouver celui qui inversera le r\u00e9seau de signalisation pro-survie qu&rsquo;il a d\u00e9couvert. Il esp\u00e8re que ses d\u00e9couvertes s&rsquo;appliqueront \u00e0 la fois aux formes familiales de la maladie de Parkinson &#8211; qui s\u00e9vit dans sa propre famille &#8211; et aux formes non familiales, ou sporadiques. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La raison pour laquelle vous \u00eates atteint de la maladie de Parkinson n&rsquo;a pas d&rsquo;importance, car ce qui est d\u00e9fectueux semble \u00eatre commun \u00e0 toutes les formes de la maladie, au niveau cellulaire\u00a0\u00bb, explique M. Ryan.<\/p>\n<p>  \u00c9tant donn\u00e9 que les travaux de M. Ryan portent sur un mod\u00e8le fabriqu\u00e9 \u00e0 partir de cellules de patients atteints de la maladie de Parkinson, il esp\u00e8re que ses d\u00e9couvertes seront plus faciles \u00e0 mettre en \u0153uvre dans les cliniques pour aider \u00e0 traiter les patients, par rapport aux mod\u00e8les animaux de d\u00e9couverte de m\u00e9dicaments.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La transposition \u00e0 l&rsquo;homme posera moins de probl\u00e8mes\u00a0\u00bb, pr\u00e9dit-il.  <\/p>\n<p>  La carri\u00e8re de chercheur de Ryan a progress\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement, chaque \u00e9tape contribuant au travail qu&rsquo;il effectue aujourd&rsquo;hui. Le programme national de recherche du CSP a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans son d\u00e9veloppement. Son projet de recherche de quatri\u00e8me ann\u00e9e sur la fa\u00e7on dont les acides gras affectent la signalisation dans l&rsquo;expression cellulaire et g\u00e9nique a \u00e9veill\u00e9 son int\u00e9r\u00eat pour la recherche. Les superviseurs et mentors qui l&rsquo;ont suivi \u00e0 Ottawa et en Californie l&rsquo;ont aid\u00e9 \u00e0 perfectionner ses comp\u00e9tences.   <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ma directrice de th\u00e8se, Steffany Bennett, \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Ottawa, a jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans ma formation sur la mani\u00e8re d&rsquo;aborder les probl\u00e8mes de recherche et de penser la science\u00a0\u00bb, explique-t-il. \u00ab\u00a0C&rsquo;est \u00e9galement \u00e0 cette \u00e9poque que j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier les neurosciences et que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 par la maladie de Parkinson. <\/p>\n<p>  Son int\u00e9r\u00eat pour la maladie de Parkinson remonte \u00e0 ses racines familiales \u00e0 St. John&rsquo;s. Son grand-p\u00e8re et son grand-oncle \u00e9taient tous deux atteints de la maladie de Parkinson. \u00ab\u00a0Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 10 ans, je passais du temps apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9cole chez mes grands-parents, juste en haut de la rue\u00a0\u00bb, explique-t-il.    <\/p>\n<p>  Apr\u00e8s avoir obtenu son doctorat, Ryan \u00e9tait bien pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 travailler avec son prochain mentor, le Dr Rashmi Kothary, \u00e0 l&rsquo;Institut de recherche de l&rsquo;H\u00f4pital d&rsquo;Ottawa (IRHO), qui \u00e9tudiait plusieurs troubles du mouvement. \u00ab\u00a0Il \u00e9tait directeur associ\u00e9 de l&rsquo;Institut et j&rsquo;ai eu la libert\u00e9 d&rsquo;explorer mes propres id\u00e9es et d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout\u00a0\u00bb, explique Ryan. Il a \u00e9tudi\u00e9 les fondements mol\u00e9culaires d&rsquo;un type de dystonie.   <\/p>\n<p>  Le financement du Programme national de recherche du CSP a permis \u00e0 Ryan d&rsquo;effectuer un s\u00e9jour international au c\u00e9l\u00e8bre Sanford Burnham Medical Research Institute (aujourd&rsquo;hui appel\u00e9 Sanford Burnham Prebys Medical Discovery Institute) avec le Dr Stuart Lipton, neurologue et scientifique.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le Dr Lipton a mis au point l&rsquo;un des seuls m\u00e9dicaments actuellement utilis\u00e9s pour le traitement de la maladie d&rsquo;Alzheimer \u00e0 un stade avanc\u00e9\u00a0\u00bb, explique M. Ryan. \u00ab\u00a0Son laboratoire \u00e9tait g\u00e9r\u00e9 comme un laboratoire industriel, menant des recherches et traduisant les r\u00e9sultats pour une utilisation th\u00e9rapeutique. Il menait des recherches sur les cellules souches d\u00e9riv\u00e9es de patients et j&rsquo;ai pu appliquer ces connaissances \u00e0 mon propre travail.   <\/p>\n<p>  Ryan a commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur la maladie de Parkinson en Californie avec une grande \u00e9quipe d&rsquo;environ 40 personnes. \u00ab\u00a0En plus de la recherche, j&rsquo;ai appris \u00e0 travailler avec les acteurs de l&rsquo;industrie, une comp\u00e9tence de plus en plus importante pour les chercheurs\u00a0\u00bb, explique-t-il. La publication d&rsquo;un article dans la revue <em>Cell<\/em>, tr\u00e8s respect\u00e9e, est une r\u00e9alisation importante de cette \u00e9poque.  <\/p>\n<p>  Aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Guelph, Ryan a son propre laboratoire, avec un chef de laboratoire et des chercheurs post-doctoraux, dipl\u00f4m\u00e9s et de premier cycle. Le prix Pedaling for Parkinson&rsquo;s New Investigator Award du programme national de recherche de la Soci\u00e9t\u00e9 Parkinson Canada a contribu\u00e9 \u00e0 faire de ce projet une r\u00e9alit\u00e9. En outre, il a \u00e9t\u00e9 en mesure de tirer parti de ses succ\u00e8s ant\u00e9rieurs avec le financement du PSC pour \u00e9tablir un autre partenariat de financement important et unique par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;Universit\u00e9 de Guelph. Le minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;Alimentation et des Affaires rurales de l&rsquo;Ontario et les Grain Farmers of Ontario lui ont accord\u00e9 300 000 dollars sur trois ans pour \u00e9tudier si les acides gras om\u00e9ga 3 et 6 pr\u00e9sents dans l&rsquo;alimentation r\u00e9duisent le risque de maladie de Parkinson.     <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La recherche sur la maladie de Parkinson s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re incontestablement, en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 la recherche sur les cellules souches et \u00e0 la collaboration internationale, explique M. Ryan. \u00ab\u00a0Cette maladie est un excellent candidat pour une application des cellules souches. Nous connaissons l&rsquo;endroit du cerveau qui est touch\u00e9 ; nous savons que les neurones meurent. De plus, la population de patients est suffisamment importante pour qu&rsquo;il y ait un int\u00e9r\u00eat public, une volont\u00e9 politique, des bailleurs de fonds int\u00e9ress\u00e9s et la possibilit\u00e9 d&rsquo;avoir un impact substantiel sur la sant\u00e9 humaine. Il ne faudra pas attendre longtemps avant que nous trouvions des traitements bas\u00e9s sur le mode de vie et de nouveaux m\u00e9dicaments pour pr\u00e9venir la maladie de Parkinson et, \u00e0 terme, en att\u00e9nuer les sympt\u00f4mes.   <\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/parkinson.ca\/site\/c.kgLNIWODKpF\/b.9196527\/k.60A6\/Research__Clinical_Trials.htm\">Pour en savoir plus sur les projets actuels et pass\u00e9s financ\u00e9s par le Programme national de recherche de la Soci\u00e9t\u00e9 Parkinson Canada, cliquez ici.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque Scott Ryan s&rsquo;est rendu en Su\u00e8de au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, il \u00e9tait impatient de partager les r\u00e9sultats des recherches sur la maladie de Parkinson men\u00e9es par sa petite \u00e9quipe de laboratoire \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Guelph. 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