{"id":46333,"date":"2009-04-01T12:09:13","date_gmt":"2009-04-01T12:09:13","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/les-precurseurs-de-la-maladie-de-parkinson\/"},"modified":"2025-01-17T22:55:53","modified_gmt":"2025-01-17T22:55:53","slug":"les-precurseurs-de-la-maladie-de-parkinson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/les-precurseurs-de-la-maladie-de-parkinson\/","title":{"rendered":"Les pr\u00e9curseurs de la maladie de Parkinson"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la recherche pour les marqueurs pr\u00e9cliniques de la maladie de Parkinson est aliment\u00e9 par le d\u00e9sir d&rsquo;identifier un ou plusieurs biomarqueurs qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour fournir un diagnostic plus pr\u00e9coce de la maladie de Parkinson et de nouveaux traitements pour retarder ou m\u00eame emp\u00eacher la progression de la maladie.<\/p>\n<p><strong>La d\u00e9pression peut \u00eatre un sympt\u00f4me pr\u00e9coce de la maladie de Parkinson<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\"><em>\u00ab\u00a0Des ann\u00e9es avant le diagnostic de la maladie de Parkinson, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 souffrir de d\u00e9pression. J&rsquo;ai cherch\u00e9 \u00e0 me faire soigner et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 en 1995. J&rsquo;ai \u00e9galement suivi une th\u00e9rapie \u00e9lectroconvulsive. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en d\u00e9cembre 1998 qu&rsquo;on m&rsquo;a diagnostiqu\u00e9 la maladie de Parkinson. Apr\u00e8s avoir commenc\u00e9 \u00e0 prendre des m\u00e9dicaments contre la maladie de Parkinson, j&rsquo;ai constat\u00e9 une certaine am\u00e9lioration de mon humeur. Je n&rsquo;ai pas connu de d\u00e9pression depuis. ~Peggy<\/em>Sturge, Terre-Neuve<\/p>\n<p>De nombreuses personnes souffrent de d\u00e9pression apr\u00e8s avoir re\u00e7u un diagnostic de maladie de Parkinson. Cependant, ce qui est moins connu, c&rsquo;est que, pour certaines personnes, la d\u00e9pression est l&rsquo;un des premiers sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson, apparaissant m\u00eame avant l&rsquo;apparition des sympt\u00f4mes moteurs. \u00ab\u00a0La d\u00e9pression peut faire partie de la maladie elle-m\u00eame et ne pas \u00eatre une simple r\u00e9action \u00e0 une maladie neurologique\u00a0\u00bb, explique le Dr Susan Fox, professeur adjoint de neurologie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Toronto et neurologue \u00e0 la clinique des troubles du mouvement de l&rsquo;h\u00f4pital Toronto Western. \u00ab\u00a0De nombreux \u00e9l\u00e9ments indiquent aujourd&rsquo;hui que les troubles de l&rsquo;humeur font partie de la biologie de la maladie de Parkinson. Le Dr Fox explique que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson perdent de la nor\u00e9pin\u00e9phrine et de la s\u00e9rotonine. Ces neurotransmetteurs sont impliqu\u00e9s dans l&rsquo;humeur en g\u00e9n\u00e9ral, tout comme la dopamine. Elle explique que \u00ab\u00a0de nombreux patients, lorsqu&rsquo;ils commencent \u00e0 perdre leur dopamine, n&rsquo;ont peut-\u00eatre pas encore d\u00e9velopp\u00e9 de tremblements, de lenteur ou de difficult\u00e9s \u00e0 marcher, mais ils peuvent se sentir anxieux et d\u00e9prim\u00e9s. Certains ont un sentiment d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 interne ; ils se sentent secou\u00e9s de l&rsquo;int\u00e9rieur. Lorsqu&rsquo;ils commencent \u00e0 prendre des m\u00e9dicaments, leur anxi\u00e9t\u00e9 dispara\u00eet souvent. Ils disent se sentir d\u00e9tendus et plus calmes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur\u00a0\u00bb. Le Dr Fox souligne que, quelle qu&rsquo;en soit la cause, la d\u00e9pression peut \u00eatre trait\u00e9e et que les personnes qui en souffrent devraient demander l&rsquo;aide de leur m\u00e9decin de famille. <\/p>\n<p><strong>Les anciens antid\u00e9presseurs sont-ils plus efficaces pour traiter la d\u00e9pression li\u00e9e \u00e0 la maladie de Parkinson ?<\/strong><\/p>\n<p>Une \u00e9tude, publi\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9dition en ligne du 10 mars 2009 de Neurology, a montr\u00e9 que l&rsquo;antid\u00e9presseur tricyclique, le nortriptyl\u00e8ne, pourrait \u00eatre plus efficace que l&rsquo;inhibiteur s\u00e9lectif de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS), la parox\u00e9tine, pour traiter la d\u00e9pression chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. \u00ab\u00a0Les antid\u00e9presseurs tricycliques sont un ancien type de m\u00e9dicament qui n&rsquo;a plus la cote, en grande partie \u00e0 cause de ses effets secondaires, tels que la somnolence ; on a donc tendance \u00e0 prescrire des ISRS\u00a0\u00bb, explique le Dr Susan Fox, professeur adjoint de neurologie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Toronto et neurologue \u00e0 la clinique des troubles du mouvement de l&rsquo;h\u00f4pital Toronto Western. Cette \u00e9tude sugg\u00e8re toutefois que la classe des m\u00e9dicaments tricycliques pourrait \u00eatre plus efficace pour traiter la d\u00e9pression chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les tricycliques agissent \u00e0 la fois sur la nor\u00e9pin\u00e9phrine et la s\u00e9rotonine, alors que les ISRS ne ciblent que les r\u00e9cepteurs de la s\u00e9rotonine dans le cerveau. Avec seulement 52 patients, il s&rsquo;agit \u00e0 ce jour de la plus grande \u00e9tude contr\u00f4l\u00e9e par placebo sur la d\u00e9pression li\u00e9e \u00e0 la maladie de Parkinson. \u00c9tant donn\u00e9 que la d\u00e9pression touche jusqu&rsquo;\u00e0 50 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et affecte n\u00e9gativement leur qualit\u00e9 de vie, des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires, en particulier des essais cliniques de plus grande envergure. L&rsquo;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9e par le Dr Matthew Menza, professeur de psychiatrie et de neurologie \u00e0 la Robert Wood Johnson Medical School de Piscataway, dans le New Jersey.<\/p>\n<p><strong>Les troubles du sommeil paradoxal sont un facteur de risque pour la maladie de Parkinson<\/strong><\/p>\n<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente men\u00e9e par le Dr Ron Postuma de l&rsquo;universit\u00e9 McGill \u00e0 Montr\u00e9al a montr\u00e9 que les personnes souffrant de troubles du comportement en sommeil paradoxal risquent de d\u00e9velopper la maladie de Parkinson ou la d\u00e9mence. Dans le trouble du comportement en sommeil paradoxal, vous mettez violemment en sc\u00e8ne vos r\u00eaves &#8211; en donnant des coups de poing ou de pied, en poussant des cris ou en vous jetant hors du lit. Vous pouvez m\u00eame vous blesser ou blesser votre partenaire de lit. Les recherches du Dr Postuma, men\u00e9es au laboratoire des troubles du sommeil de l&rsquo;h\u00f4pital du Sacr\u00e9-C\u0153ur de Montr\u00e9al, ont port\u00e9 sur 93 patients chez qui l&rsquo;on avait diagnostiqu\u00e9 un trouble du comportement en sommeil paradoxal, et les ont suivis pendant 5, 10 et 12 ans pour y d\u00e9celer les signes d&rsquo;une maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative. L&rsquo;\u00e2ge moyen des participants \u00e9tait de 65 ans. Quatre-vingt pour cent \u00e9taient des hommes. Apr\u00e8s 12 ans, 26 des 93 patients avaient d\u00e9velopp\u00e9 une maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative :<br \/>\n&#8211; 14 ont d\u00e9velopp\u00e9 la maladie de Parkinson<br \/>\n&#8211; 1 a d\u00e9velopp\u00e9 une atrophie du syst\u00e8me multiple (une maladie de Parkinson apparent\u00e9e)<br \/>\n&#8211; 11 ont d\u00e9velopp\u00e9 une d\u00e9mence En utilisant l&rsquo;analyse des tables de survie pour d\u00e9finir le risque de maladie sur 5, 10 et 12 ans, l&rsquo;\u00e9tude a estim\u00e9 que le risque de maladie \u00e9tait de 17 % pour les patients atteints de la maladie de Parkinson, l&rsquo;\u00e9tude a estim\u00e9 que<br \/>\n&#8211; 17 % du risque de d\u00e9velopper une maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative \u00e0 5 ans<br \/>\n&#8211; 40 % du risque \u00e0 10 ans<br \/>\n&#8211; 52 % du risque \u00e0 12 ans L&rsquo;\u00e9tude, publi\u00e9e en ligne dans la revue Neurology en d\u00e9cembre 2008, est la plus grande \u00e9tude tentant de quantifier le risque de d\u00e9velopper une maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative chez les personnes souffrant d&rsquo;un trouble du comportement en sommeil paradoxal.<\/p>\n<p><strong>Recherche d&rsquo;un test olfactif pour la maladie de Parkinson<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai remarqu\u00e9 que je perdais mon sens de l&rsquo;odorat dans les ann\u00e9es 1990, lorsque je travaillais encore comme inspecteur des denr\u00e9es alimentaires. L&rsquo;odorat est un outil important pour d\u00e9tecter la fra\u00eecheur des aliments ; j&rsquo;ai donc parl\u00e9 de mon probl\u00e8me \u00e0 mon sup\u00e9rieur. J&rsquo;ai consult\u00e9 mon m\u00e9decin, mais il n&rsquo;a pas trouv\u00e9 d&rsquo;explication. Il m&rsquo;a orient\u00e9 vers un neurologue qui m&rsquo;a recommand\u00e9 de passer une IRM, mais qui n&rsquo;a rien trouv\u00e9 non plus. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, je n&rsquo;avais aucun tremblement, aucun signe de la maladie de Parkinson. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;automne 2004 qu&rsquo;on m&rsquo;a diagnostiqu\u00e9 la maladie de Parkinson. ~Arnold<\/em>Forsyth, Nouvelle-\u00c9cosse Le Dr Harry Robertson, professeur au Centre de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration du cerveau et au d\u00e9partement de pharmacologie de l&rsquo;universit\u00e9 Dalhousie \u00e0 Halifax, cherche \u00e0 trouver un outil de diagnostic qui puisse tirer parti du fait que la majorit\u00e9 des personnes atteintes de la maladie de Parkinson perdent leur sens de l&rsquo;odorat. \u00ab\u00a0Le consensus g\u00e9n\u00e9ral est que les changements dans l&rsquo;olfaction (capacit\u00e9 \u00e0 sentir) se produisent environ cinq ans avant le diagnostic de la maladie de Parkinson\u00a0\u00bb, explique le Dr Robertson. \u00ab\u00a0Si nous pouvions arr\u00eater le processus, c&rsquo;est-\u00e0-dire stopper la perte des neurones, nous pourrions emp\u00eacher les gens de d\u00e9velopper les sympt\u00f4mes graves de la maladie de Parkinson. C&rsquo;est le r\u00eave : arr\u00eater la maladie de Parkinson avant qu&rsquo;elle ne devienne invalidante. Je suis s\u00fbr que les tests olfactifs seront l&rsquo;un des \u00e9l\u00e9ments de ce projet\u00a0\u00bb. Dans la premi\u00e8re phase de ses recherches, le Dr Robertson tentera d&rsquo;identifier les d\u00e9ficits olfactifs chez une vingtaine de personnes \u00e2g\u00e9es de 45 \u00e0 65 ans chez qui la maladie de Parkinson a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment diagnostiqu\u00e9e. \u00c0 l&rsquo;aide de l&rsquo;imagerie de tension de diffusion (ITD), un type particulier d&rsquo;imagerie des ressources magn\u00e9tiques (IRM), il mesurera les changements dans deux zones du cerveau : le tractus olfactif, qui est la voie de l&rsquo;odorat, et la substantia nigra, o\u00f9 les neurones d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent dans la maladie de Parkinson. Dans la deuxi\u00e8me phase de l&rsquo;\u00e9tude, plus vaste, le Dr Robertson testera la fonction olfactive chez au moins 500 personnes n&rsquo;ayant pas \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9es comme atteintes de la maladie de Parkinson. Les participants recevront un livret de pages \u00e0 gratter et \u00e0 renifler et devront renifler les pages et essayer d&rsquo;identifier les odeurs. Les personnes qui obtiendront les scores les plus bas, c&rsquo;est-\u00e0-dire celles dont l&rsquo;odorat est le plus alt\u00e9r\u00e9, seront ensuite soumises \u00e0 l&rsquo;imagerie c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p><strong>Les participants \u00e0 la recherche doivent provenir de la r\u00e9gion maritime<\/strong><\/p>\n<p>Vous pouvez participer \u00e0 la premi\u00e8re phase de la recherche du Dr Robertson si :<br \/>\n&#8211; On vous a r\u00e9cemment diagnostiqu\u00e9 la maladie de Parkinson.<br \/>\n&#8211; Vous avez entre 45 et 65 ans.<br \/>\n&#8211; Vous \u00eates par ailleurs en bonne sant\u00e9 physique. L&rsquo;\u00e9tude est men\u00e9e au Capital Health et au IWK Health Centre \u00e0 Halifax. Pour plus d&rsquo;informations, contactez le Dr Harry Robertson, (902) 494-2563, <a href=\"mailto:har1@dal.ca\">har1@dal.ca<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la recherche pour les marqueurs pr\u00e9cliniques de la maladie de Parkinson est aliment\u00e9 par le d\u00e9sir d&rsquo;identifier un ou plusieurs biomarqueurs qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour fournir un diagnostic plus pr\u00e9coce de la maladie de Parkinson et de nouveaux traitements pour retarder ou m\u00eame emp\u00eacher la progression de la maladie. 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