{"id":46316,"date":"2010-04-01T12:05:18","date_gmt":"2010-04-01T12:05:18","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/la-maladie-de-parkinson-bien-plus-quun-trouble-du-mouvement\/"},"modified":"2025-01-17T22:55:45","modified_gmt":"2025-01-17T22:55:45","slug":"la-maladie-de-parkinson-bien-plus-quun-trouble-du-mouvement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/la-maladie-de-parkinson-bien-plus-quun-trouble-du-mouvement\/","title":{"rendered":"La maladie de Parkinson, bien plus qu&rsquo;un trouble du mouvement"},"content":{"rendered":"<p>La maladie de Parkinson est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme un trouble du mouvement caract\u00e9ris\u00e9 par des tremblements, une rigidit\u00e9, des mouvements lents ou un manque d&rsquo;\u00e9quilibre. Pourtant, lorsque de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson regardent en arri\u00e8re, elles peuvent signaler des changements pr\u00e9coces dans des domaines sans rapport avec le mouvement, tels que la perte d&rsquo;odorat, le manque de motivation, la fatigue et des r\u00e9ponses plus lentes aux questions. Un visiteur du site Web de la Soci\u00e9t\u00e9 Parkinson Canada, www.parkinson.ca, qui a connu ce type de changements avant le diagnostic, a r\u00e9cemment pos\u00e9 la question suivante : <strong>\u00ab\u00a0Pourquoi les m\u00e9decins et le grand public ne sont-ils pas mieux inform\u00e9s des signes subtils de la maladie de Parkinson, afin de pouvoir les surveiller et les diagnostiquer plus t\u00f4t ?<\/strong>  <\/p>\n<div id=\"attachment_43381\" style=\"width: 217px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/03\/drjog.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-43381\" class=\"size-full wp-image-1222\" title=\"Dr. Mandar Jog, directeur du programme des troubles du mouvement au London Health Sciences Centre  \" src=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/03\/drjog.jpg\" alt=\"Dr. Mandar Jog, directeur du programme des troubles du mouvement au London Health Sciences Centre\" width=\"207\" height=\"250\"><\/a><p id=\"caption-attachment-43381\" class=\"wp-caption-text\">Dr. Mandar Jog, director of the Movement Disorders Program at the London Health Sciences Centre  <\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_43382\" style=\"width: 252px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/03\/drranawaya.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-43382\" class=\"size-full wp-image-1224\" title=\"Dr Ranjit Ranawaya, directeur des services cliniques de la clinique des troubles du mouvement de l'universit\u00e9 de Calgary.\" src=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/03\/drranawaya.jpg\" alt=\"Dr Ranjit Ranawaya, directeur des services cliniques de la clinique des troubles du mouvement de l'universit\u00e9 de Calgary.\" width=\"242\" height=\"250\"><\/a><p id=\"caption-attachment-43382\" class=\"wp-caption-text\">Dr. Ranjit Ranawaya, director of clinical services for the Movement Disorders Clinic at the University of Calgary<\/p><\/div>\n<p>e-ParkinsonPost a abord\u00e9 la question des sympt\u00f4mes non moteurs avec le Dr Mandar Jog, directeur du programme des troubles du mouvement au London Health Sciences Centre, et le Dr Ranjit Ranawaya, directeur des services cliniques de la clinique des troubles du mouvement de l&rsquo;Universit\u00e9 de Calgary. Voici quelques-uns de leurs commentaires : <\/p>\n<p><strong>Le diagnostic clinique de la maladie de Parkinson repose sur les sympt\u00f4mes moteurs.<\/strong><\/p>\n<p>Dr Jog : \u00ab\u00a0Vous devez pr\u00e9senter deux des trois sympt\u00f4mes cardinaux et une r\u00e9ponse \u00e0 la l\u00e9vodopa. Ce sont les crit\u00e8res cliniques. Vous ne pouvez pas dire que quelqu&rsquo;un est atteint de la maladie de Parkinson parce qu&rsquo;il souffre de constipation, de d\u00e9pression, de perte d&rsquo;odorat ou du syndrome des jambes sans repos. Par cons\u00e9quent, si vous avez un diagnostic de maladie de Parkinson et que vous pr\u00e9sentez certains de ces autres sympt\u00f4mes, il s&rsquo;agit alors des sympt\u00f4mes non moteurs de la maladie de Parkinson\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Il n&rsquo;existe actuellement aucun moyen de savoir quelles personnes pr\u00e9sentant des troubles non moteurs d\u00e9velopperont la maladie de Parkinson.<\/strong><\/p>\n<p>Dr Jog : \u00ab\u00a0Si vous souffrez de constipation, de perte d&rsquo;odorat, d&rsquo;ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de maladie de Parkinson, d&rsquo;exposition \u00e0 l&rsquo;eau de puits, si les \u00e9toiles sont align\u00e9es de cette fa\u00e7on, il se peut que vous ayez un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper la maladie de Parkinson, mais nous ne proc\u00e9dons pas \u00e0 un d\u00e9pistage pour l&rsquo;instant. Dr Ranawaya : \u00ab\u00a0Le probl\u00e8me est le suivant : si je vois un patient souffrant de d\u00e9pression ou d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, comment puis-je savoir qu&rsquo;il pourrait \u00eatre atteint de la maladie de Parkinson ? \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, nous ne disposons d&rsquo;aucun m\u00e9dicament capable de ralentir le processus de la maladie, de l&rsquo;arr\u00eater ou d&#8217;emp\u00eacher quelqu&rsquo;un de l&rsquo;attraper. Toutefois, si nous trouvons un compos\u00e9 qui ralentit ou arr\u00eate la maladie de Parkinson, nous voudrons alors identifier les personnes \u00e0 risque, \u00e9ventuellement en effectuant des tests olfactifs sur elles. Mais pour l&rsquo;instant, supposons que je fasse un test olfactif sur quelqu&rsquo;un et que je me rende compte qu&rsquo;il pourrait \u00eatre expos\u00e9 au risque de Parkinson, je ne peux pas faire grand-chose. Il faut vraiment qu&rsquo;il y ait des preuves solides que si vous commencez \u00e0 traiter une personne avec des m\u00e9dicaments, cela fera une grande diff\u00e9rence \u00e0 long terme.<\/p>\n<p><strong>De nombreuses personnes \u00e9prouvent des probl\u00e8mes non moteurs apr\u00e8s avoir re\u00e7u le diagnostic de la maladie de Parkinson.<\/strong><\/p>\n<p>Dr Jog : \u00ab\u00a0Le fait d&rsquo;avoir d&rsquo;autres sympt\u00f4mes physiques associ\u00e9s n&rsquo;est pas propre \u00e0 la maladie de Parkinson.\u00a0\u00bb Dr Ranawaya : \u00ab\u00a0En ce qui concerne les sympt\u00f4mes non moteurs, ils apparaissent la plupart du temps apr\u00e8s que le diagnostic a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9, \u00e0 l&rsquo;exception de certaines personnes souffrant de troubles du sommeil paradoxal et d&rsquo;un certain pourcentage de personnes souffrant de d\u00e9pression ou d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. Les sympt\u00f4mes non moteurs accompagnent le patient atteint de la maladie de Parkinson au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n<p><strong>Les chercheurs d\u00e9couvrent que les troubles du comportement en sommeil paradoxal, la d\u00e9pression\/l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et les modifications de l&rsquo;odorat font partie des probl\u00e8mes non moteurs qui pr\u00e9c\u00e8dent le plus souvent les sympt\u00f4mes moteurs de la maladie de Parkinson.<\/strong><\/p>\n<p>Dr. Ranawaya : \u00ab\u00a0Les \u00e9tudes du neuropathologiste Heiko Braak montrent que les corps de Lewy, marqueur pathologique de la maladie de Parkinson, ne commencent pas dans la substantia nigra o\u00f9 la dopamine est produite, mais dans le tronc c\u00e9r\u00e9bral plus bas, probablement dans la zone autonome et dans le bulbe olfactif qui g\u00e8re l&rsquo;odorat.\u00a0\u00bb (Le syst\u00e8me nerveux autonome contr\u00f4le les fonctions corporelles involontaires.) \u00ab\u00a0Elles remontent ensuite vers le tronc c\u00e9r\u00e9bral, o\u00f9 se produit le cycle veille-sommeil. Ainsi, de nombreux patients d\u00e9veloppent des troubles du comportement en sommeil paradoxal, o\u00f9 ils mettent en sc\u00e8ne leurs r\u00eaves. Ils deviennent ensuite parkinsoniens ; ils d\u00e9veloppent des signes moteurs. Lorsque les corps de Lewy remontent dans le cerveau, ils commencent \u00e0 affecter le syst\u00e8me m\u00e9solimbique et le cortex, de sorte que lorsqu&rsquo;une personne d\u00e9veloppe la maladie de Parkinson, elle en est probablement atteinte depuis longtemps. Pour le corps m\u00e9dical, ce n&rsquo;est que maintenant que nous reconnaissons qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas seulement de la dopamine, mais aussi de tous les autres neurotransmetteurs qui sont affect\u00e9s. Dr Jog : \u00ab\u00a0Certaines personnes, dont moi-m\u00eame, pensent que certains de ces sympt\u00f4mes non moteurs sont en fait des sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson. Il se trouve simplement que d&rsquo;autres syst\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s plus t\u00f4t, ce qui fait que la maladie de Parkinson n&rsquo;est pas simplement une maladie de la substantia nigra et de la dopamine, mais une maladie multisyst\u00e9mique dans laquelle de nombreuses zones du corps sont physiologiquement impliqu\u00e9es.\u00a0\u00bb      <\/p>\n<p><strong>Forts de ces nouvelles connaissances, de nombreux cliniciens s&rsquo;int\u00e9ressent de plus pr\u00e8s aux sympt\u00f4mes non moteurs de la maladie de Parkinson et cherchent des moyens d&rsquo;aider les patients \u00e0 les traiter et \u00e0 les prendre en charge.<\/strong><\/p>\n<p>Dr Jog : \u00ab\u00a0Ces derniers temps, nous avons r\u00e9alis\u00e9 que nous devions traiter les patients de mani\u00e8re plus holistique et que les sympt\u00f4mes tels que les probl\u00e8mes de d\u00e9glutition, la constipation, les troubles cognitifs l\u00e9gers, voire la d\u00e9pression, l&rsquo;apathie et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sont tout aussi importants et ont un impact sur le bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral des patients.\u00a0\u00bb Dr Ranawaya : \u00ab\u00a0Dans les enqu\u00eates men\u00e9es aupr\u00e8s des patients, nous avons constat\u00e9 que les sympt\u00f4mes non moteurs les handicapent davantage que les sympt\u00f4mes moteurs et que ces \u00e9l\u00e9ments contribuent davantage \u00e0 la qualit\u00e9 de vie et sont plus importants pour les patients. Nous n&rsquo;avons pas de rem\u00e8des pour la plupart des sympt\u00f4mes non moteurs, ce qui devient une v\u00e9ritable \u00e9nigme\u00a0\u00bb. *** <a href=\"http:\/\/www.neurology.org\/cgi\/content\/full\/74\/11\/924\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Param\u00e8tre de pratique : Traitement des sympt\u00f4mes non moteurs de la maladie de Parkinson : Report of the Quality Standards Subcommittee of the American Academy of Neurology<\/a><br \/>\nNeurology 2010;74:924-31. *** La Soci\u00e9t\u00e9 Parkinson Canada propose une <a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/04\/symptoms-checklist.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">liste de contr\u00f4le <\/a>pour vous aider \u00e0 surveiller l&rsquo;\u00e9volution de vos sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson. Utilisez la liste de contr\u00f4le pour discuter des changements avec votre professionnel de la sant\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La maladie de Parkinson est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme un trouble du mouvement caract\u00e9ris\u00e9 par des tremblements, une rigidit\u00e9, des mouvements lents ou un manque d&rsquo;\u00e9quilibre. Pourtant, lorsque de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson regardent en arri\u00e8re, elles peuvent signaler des changements pr\u00e9coces dans des domaines sans rapport avec le mouvement, tels que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[237],"tags":[],"audience":[],"class_list":["post-46316","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-blogue-fr"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46316","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=46316"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46316\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=46316"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=46316"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=46316"},{"taxonomy":"audience","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/audience?post=46316"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}