{"id":46298,"date":"2010-12-01T12:08:31","date_gmt":"2010-12-01T12:08:31","guid":{"rendered":"https:\/\/parkinson.ca\/prise-en-charge-des-symptomes-avances\/"},"modified":"2025-01-17T22:53:03","modified_gmt":"2025-01-17T22:53:03","slug":"prise-en-charge-des-symptomes-avances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/prise-en-charge-des-symptomes-avances\/","title":{"rendered":"Prise en charge des sympt\u00f4mes avanc\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>Au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9volution de la maladie de Parkinson, certains sympt\u00f4mes augmentent en intensit\u00e9, d&rsquo;autres peuvent appara\u00eetre pour la premi\u00e8re fois. Dans cette rubrique, nous demandons \u00e0 des cliniciens et \u00e0 des chercheurs de commenter quelques-uns d&rsquo;entre eux.<br \/>\n<strong><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:center;\"><strong>D\u00e9glutition<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/david-h-mcfarland.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1505\" title=\"David-H.-McFarland\" src=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/david-h-mcfarland.jpg\" alt=\"David H. McFarland\" width=\"75\" height=\"105\"><\/a>Dr David H. McFarland<\/strong><br \/>\nProfesseur,<strong>\u00c9cole d&rsquo;<\/strong><strong> orthophonie<\/strong><strong> et d&rsquo;audiologie<\/strong><br \/>\nUniversit\u00e9 de Montr\u00e9al<br \/>\nOrthophoniste<br \/>\nMontr\u00e9al, Qu\u00e9bec<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/angie-south.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1506\" title=\"Angie South\" src=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/angie-south.jpg\" alt=\"Angie South\" width=\"75\" height=\"113\"><\/a>Angela South<\/strong><br \/>\nOrthophoniste,<br \/>\nCentre d&rsquo;excellence des FNP London Health Sciences Centre<br \/>\nUniversit\u00e9 de Western Ontario<br \/>\nLondon, Ontario<\/p>\n<p>Les troubles de la d\u00e9glutition sont fr\u00e9quents dans la maladie de Parkinson et peuvent se manifester \u00e0 des degr\u00e9s divers de gravit\u00e9 au d\u00e9but de la maladie, et non pas seulement au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9volution de la maladie. Les signes de troubles de la d\u00e9glutition sont les suivants<\/p>\n<ul>\n<li>difficult\u00e9 \u00e0 manipuler et \u00e0 former un bol alimentaire (boule)<\/li>\n<li>sensation de nourriture coinc\u00e9e dans la gorge<\/li>\n<li>difficult\u00e9 \u00e0 avaler les aliments solides<\/li>\n<li>toux en mangeant ou en buvant<\/li>\n<li>\u00e9touffement<\/li>\n<li>voix mouill\u00e9e ou gargouillante<\/li>\n<li>manger prend plus de temps<\/li>\n<li>baver<\/li>\n<li>infections thoraciques r\u00e9currentes<\/li>\n<li>perte de poids<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des troubles de la d\u00e9glutition peuvent \u00e9galement exister sans signes apparents. Souvent, les personnes ne sont pas conscientes de leurs probl\u00e8mes de d\u00e9glutition en raison des d\u00e9ficits sensoriels et autres associ\u00e9s \u00e0 la maladie de Parkinson. \u00ab\u00a0L&rsquo;un des aspects les plus insidieux de la maladie de Parkinson est l&rsquo;aspiration silencieuse, o\u00f9 des aliments ou des liquides p\u00e9n\u00e8trent dans les voies respiratoires et vont dans les poumons sans aucun signe ou sympt\u00f4me. Il n&rsquo;y a pas de toux\u00a0\u00bb, explique le Dr David McFarland, professeur \u00e0 l&rsquo;<strong>\u00c9cole d&rsquo;<\/strong>orthophonie<strong> et d&rsquo;audiologie<\/strong> de l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al et orthophoniste. \u00ab\u00a0La possibilit\u00e9 que cela se transforme en pneumonie d&rsquo;aspiration d\u00e9pend de facteurs tels que l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral de la personne, le degr\u00e9 d&rsquo;hygi\u00e8ne bucco-dentaire et la pr\u00e9sence d&rsquo;aliments ou de liquides dans les poumons.\u00a0\u00bb Une mauvaise hygi\u00e8ne bucco-dentaire, associ\u00e9e \u00e0 la difficult\u00e9 de se brosser les dents, signifie souvent que les bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans la bouche sont aval\u00e9es et se retrouvent dans la gorge, les voies respiratoires et les poumons. La pneumonie d&rsquo;aspiration est l&rsquo;une des principales causes de d\u00e9c\u00e8s chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les probl\u00e8mes de d\u00e9glutition peuvent avoir un impact majeur sur la qualit\u00e9 de vie. Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est plus possible de manger avec plaisir, les personnes commencent \u00e0 manger moins ou pas du tout, ce qui entra\u00eene une mauvaise alimentation et une perte de poids. Elles peuvent \u00e9galement limiter consid\u00e9rablement leur vie sociale en ce qui concerne les repas. Si les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou les membres de leur famille soup\u00e7onnent un trouble de la d\u00e9glutition, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 consulter le m\u00e9decin de famille pour qu&rsquo;il oriente la personne vers un orthophoniste afin qu&rsquo;il proc\u00e8de \u00e0 une \u00e9valuation. L&rsquo;orthophoniste proc\u00e9dera \u00e0 une \u00e9valuation clinique de la d\u00e9glutition et pourra effectuer une \u00e9tude de d\u00e9glutition baryt\u00e9e modifi\u00e9e (MBSS), qui est le test de r\u00e9f\u00e9rence pour l&rsquo;\u00e9valuation des probl\u00e8mes de d\u00e9glutition. Ce test consiste \u00e0 radiographier la d\u00e9glutition de la personne pendant qu&rsquo;elle mange et boit. \u00ab\u00a0Nous examinons des \u00e9l\u00e9ments tels que le moment de la d\u00e9glutition, la protection des voies respiratoires (si des aliments ou des liquides p\u00e9n\u00e8trent dans les voies respiratoires) et la quantit\u00e9 d&rsquo;aliments qui reste dans la bouche et la gorge apr\u00e8s la d\u00e9glutition\u00a0\u00bb, explique Angela South, orthophoniste \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Western Ontario, \u00e0 London (Ontario). \u00ab\u00a0Il est important de le savoir, car les gens peuvent ne signaler aucun changement ou ne manifester aucun sympt\u00f4me, mais lorsque nous les passons aux rayons X, nous d\u00e9couvrons ces probl\u00e8mes qui se cachent sous la surface\u00a0\u00bb. Un autre test de d\u00e9glutition, l&rsquo;\u00e9valuation endoscopique de la d\u00e9glutition par fibres (FEES), utilise un endoscope pour voir ce qui se passe avec les aliments et les liquides lorsque la personne avale. \u00c9tant donn\u00e9 que les m\u00e9dicaments contre la maladie de Parkinson ne semblent pas att\u00e9nuer les probl\u00e8mes de d\u00e9glutition et que la stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde peut aggraver la d\u00e9glutition chez certaines personnes, l&rsquo;approche classique de la prise en charge des probl\u00e8mes de d\u00e9glutition consiste \u00e0 modifier la posture et le comportement afin de faciliter la d\u00e9glutition et de r\u00e9duire le risque d&rsquo;aspiration. Une modification du r\u00e9gime alimentaire &#8211; par exemple, changer la texture des aliments, \u00e9paissir les liquides, ramollir les aliments &#8211; peut \u00e9ventuellement s&rsquo;av\u00e9rer n\u00e9cessaire si la d\u00e9glutition s&rsquo;aggrave. L&rsquo;orthophoniste \u00e9laborera un programme personnalis\u00e9 pour rendre la d\u00e9glutition aussi s\u00fbre que possible, r\u00e9duire le risque d&rsquo;infection et de complication et optimiser la qualit\u00e9 de vie. Des efforts sont \u00e9galement d\u00e9ploy\u00e9s pour am\u00e9liorer la physiologie sous-jacente de la d\u00e9glutition par le biais d&rsquo;interventions comportementales telles que :  <\/p>\n<ul>\n<li><strong>Exercices de la langue :<\/strong> Cependant, tous les chercheurs ne sont pas d&rsquo;accord pour dire que la force linguale est affect\u00e9e dans la maladie de Parkinson.<\/li>\n<li><strong>Renforcement des muscles respiratoires :<\/strong> Renforcement des muscles utilis\u00e9s pour la toux. Une petite \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2009 par le Dr Christine Sapienza, professeur et pr\u00e9sidente du d\u00e9partement des sciences de la communication et des troubles de l&rsquo;Universit\u00e9 de Floride, a montr\u00e9 que la toux s&rsquo;am\u00e9liorait. <\/li>\n<li><strong>LSVT (LOUD) :<\/strong> Un traitement de la voix mis au point pour am\u00e9liorer la communication des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et qui s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9, dans une petite \u00e9tude, am\u00e9liorer la d\u00e9glutition. \u00ab\u00a0Il cible certains des probl\u00e8mes sous-jacents pr\u00e9sents \u00e0 la fois dans la voix et dans la parole \u00ab\u00a0, explique McFarland, qui est \u00e9galement vice-pr\u00e9sident et cofondateur de LSVT Global Inc. L&rsquo;intervention doit \u00eatre intensive, cibl\u00e9e et pertinente sur le plan fonctionnel.  <\/li>\n<li><strong>M\u00e2cher du chewing-gum :<\/strong> Des recherches r\u00e9centes men\u00e9es par le Centre d&rsquo;excellence du FNP au London Health Sciences Centre ont montr\u00e9 que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui m\u00e2chaient du chewing-gum \u00e9taient en mesure de mieux contr\u00f4ler leur salive, ce qui leur permettait de moins baver, de parler plus facilement parce que la salive ne s&rsquo;accumulait pas dans leur bouche, et de r\u00e9duire le nombre d&rsquo;\u00e9pisodes d&rsquo;\u00e9touffement et de toux dus \u00e0 leur salive. Angela South, qui \u00e9tait l&rsquo;une des chercheuses du projet initial, va maintenant aller plus loin pour voir quel est l&rsquo;impact de la mastication de chewing-gum sur le m\u00e9canisme de d\u00e9glutition. \u00ab\u00a0Nous ferons une radiographie de la d\u00e9glutition pendant que les gens m\u00e2chent du chewing-gum, nous les laisserons se reposer quelques minutes et nous mesurerons \u00e0 nouveau la d\u00e9glutition pour voir s&rsquo;il y a un effet d&rsquo;entra\u00eenement.  <\/li>\n<\/ul>\n<p>Une bonne prise en charge des troubles de la d\u00e9glutition n\u00e9cessite une approche multidisciplinaire et requiert g\u00e9n\u00e9ralement les services d&rsquo;un di\u00e9t\u00e9ticien agr\u00e9\u00e9 pour une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e et des suggestions sur la mani\u00e8re de rendre attrayants les aliments du r\u00e9gime modifi\u00e9. Il est \u00e9galement n\u00e9cessaire de faire appel \u00e0 un ergoth\u00e9rapeute pour obtenir des recommandations sur les moyens d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;environnement alimentaire. Un travailleur social peut \u00eatre en mesure d&rsquo;aider les personnes \u00e0 s&rsquo;adapter socialement \u00e0 leurs nouveaux besoins et habitudes alimentaires.  <\/p>\n<p style=\"text-align:center;\"><strong><br \/>\nPsychose<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/dr-susan-fox.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1516\" title=\"Dr. Susan Fox\" src=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/dr-susan-fox.jpg\" alt=\"Dr. Susan Fox\" width=\"75\" height=\"105\"><\/a>Dr Susan Fox<\/strong><br \/>\nProfesseur associ\u00e9 de neurologie, Universit\u00e9 de Toronto<br \/>\nNeurologue, Clinique des troubles du mouvement, H\u00f4pital Toronto Western La psychose est constitu\u00e9e de pens\u00e9es et de perceptions anormales. Dans la maladie de Parkinson, le sympt\u00f4me le plus courant est l&rsquo;hallucination &#8211; g\u00e9n\u00e9ralement visuelle, mais parfois auditive, olfactive ou tactile. Ces hallucinations peuvent parfois \u00e9voluer vers la parano\u00efa et le d\u00e9lire, par exemple en pensant que le conjoint a une liaison ou qu&rsquo;il y a quelqu&rsquo;un dans la maison qui essaie de voler des objets. \u00ab\u00a0En moyenne, 50 % des patients atteints de la maladie de Parkinson peuvent souffrir de psychose \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre de leur vie. Elle est plus fr\u00e9quente \u00e0 mesure que la maladie progresse\u00a0\u00bb, explique le Dr Susan Fox, professeur agr\u00e9g\u00e9 de neurologie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Toronto et neurologue \u00e0 la clinique des troubles du mouvement de l&rsquo;h\u00f4pital Toronto Western. Selon le Dr Fox, une grande partie des 50 % de personnes atteintes peuvent avoir des hallucinations visuelles l\u00e9g\u00e8res, b\u00e9nignes ou mineures. \u00ab\u00a0En s&rsquo;endormant ou en se r\u00e9veillant, ils peuvent voir une personne ou un animal dans leur chambre et cela ne les perturbe pas. Ces patients n&rsquo;ont pas forc\u00e9ment besoin d&rsquo;un traitement sp\u00e9cifique. Cependant, pour un plus petit nombre de personnes, la psychose sera invalidante, en particulier si elle s&rsquo;accompagne de d\u00e9lire ou de parano\u00efa, et n\u00e9cessitera davantage de soins. La pr\u00e9valence de la psychose invalidante a \u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;hospitalisation et \u00e0 l&rsquo;admission en maison de retraite\u00a0\u00bb. Les facteurs de risque de psychose comprennent les troubles cognitifs, y compris la d\u00e9mence, et les troubles du comportement en sommeil paradoxal, un \u00e9tat dans lequel les personnes crient, se d\u00e9placent, frappent et agissent physiquement dans leurs r\u00eaves pendant la nuit. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui contractent une infection urinaire ou respiratoire sont \u00e9galement plus expos\u00e9es au risque de d\u00e9lire. Le Dr Fox note que, comme la psychose a tendance \u00e0 se produire lorsque les personnes sont sous traitement, on pensait auparavant qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait due qu&rsquo;aux effets secondaires des m\u00e9dicaments. Aujourd&rsquo;hui, on consid\u00e8re qu&rsquo;elle fait partie du processus de la maladie. \u00ab\u00a0C&rsquo;est la maladie elle-m\u00eame qui rend le cerveau sensible aux m\u00e9dicaments susceptibles de d\u00e9clencher les sympt\u00f4mes. Si une personne ou un membre de sa famille constate des sympt\u00f4mes de psychose, la premi\u00e8re chose \u00e0 faire est d&rsquo;en parler \u00e0 son m\u00e9decin de famille. Celui-ci pourra d\u00e9terminer s&rsquo;il y a une infection ou un autre probl\u00e8me m\u00e9dical sous-jacent qui doit \u00eatre trait\u00e9 en premier lieu, puis d\u00e9cider si les sympt\u00f4mes n\u00e9cessitent un traitement ou non. \u00ab\u00a0Il est prouv\u00e9 que parfois, si vous traitez ces sympt\u00f4mes t\u00f4t, ils peuvent ne pas \u00e9voluer autant\u00a0\u00bb, explique le Dr Fox. \u00ab\u00a0Une fois que les hallucinations sont apparues, il y a un risque qu&rsquo;elles restent en sommeil mais qu&rsquo;elles se d\u00e9clenchent \u00e0 l&rsquo;avenir. Si une augmentation r\u00e9cente de la dose ou un changement de m\u00e9dicament semble correspondre \u00e0 l&rsquo;apparition de la psychose, le m\u00e9decin peut recommander de r\u00e9duire la dose ou d&rsquo;arr\u00eater le m\u00e9dicament. Cela pourrait am\u00e9liorer les sympt\u00f4mes de la psychose, mais au prix d&rsquo;une aggravation de certains sympt\u00f4mes moteurs. Il existe actuellement deux lignes de traitement de la psychose dans la maladie de Parkinson : La premi\u00e8re classe de m\u00e9dicaments est celle des antipsychotiques atypiques. Le plus courant est la qu\u00e9tiapine. Si la qu\u00e9tiapine n&rsquo;est pas efficace, la clozapine est prescrite. Cependant, comme elle pr\u00e9sente un l\u00e9ger risque d&rsquo;abaissement du nombre de globules blancs, le sang du patient doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 chaque semaine. Le deuxi\u00e8me groupe de m\u00e9dicaments est celui des inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase.<\/p>\n<p>     Ils sont utilis\u00e9s \u00e0 la fois chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson avec d\u00e9mence et chez les personnes sans d\u00e9mence qui ont des hallucinations visuelles. Les chercheurs travaillent \u00e0 la mise au point de nouveaux m\u00e9dicaments pour traiter la psychose dans la maladie de Parkinson sans aggraver les sympt\u00f4mes moteurs. <\/p>\n<p style=\"text-align:center;\"><strong><br \/>\nD\u00e9mence et troubles cognitifs l\u00e9gers dans la maladie de Parkinson<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/alex-troster.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1509\" title=\"Alex-Troster\" src=\"http:\/\/parkinsonpost.files.wordpress.com\/2010\/12\/alex-troster.jpg\" alt=\"Alex Troster\" width=\"75\" height=\"100\"><\/a>Dr Alex Tr\u00f6ster<\/strong><br \/>\nProfesseur, d\u00e9partement de neurologie<br \/>\nCodirecteur du centre d&rsquo;excellence de la Fondation nationale Parkinson,<br \/>\nUniversit\u00e9 de Caroline du Nord<br \/>\nChapel Hill, NC<\/p>\n<p><strong>D\u00e9mence<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9mence est un terme g\u00e9n\u00e9ral utilis\u00e9 pour d\u00e9crire une vari\u00e9t\u00e9 de changements dans le fonctionnement cognitif. \u00c9tant donn\u00e9 que diff\u00e9rentes structures c\u00e9r\u00e9brales sont affect\u00e9es par diff\u00e9rents types de pathologie, la d\u00e9mence de la maladie de Parkinson tend \u00e0 diff\u00e9rer de celle de la maladie d&rsquo;Alzheimer, \u00e0 la fois dans sa progression et dans son sch\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ral, en particulier au d\u00e9but de la d\u00e9mence. \u00ab\u00a0Par exemple, les troubles s\u00e9v\u00e8res du langage, les difficult\u00e9s de compr\u00e9hension et les oublis rapides sont moins susceptibles de se produire au d\u00e9but de la maladie de Parkinson\u00a0\u00bb, explique le Dr Alex Tr\u00f6ster, professeur de neurologie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Caroline du Nord et codirecteur du centre d&rsquo;excellence de la Fondation nationale de la maladie de Parkinson \u00e0 Chapel Hill (Caroline du Nord). La d\u00e9mence dans la maladie de Parkinson est li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge avanc\u00e9, au faible niveau d&rsquo;\u00e9ducation, \u00e0 l&rsquo;instabilit\u00e9 posturale et aux troubles de la marche, entre autres facteurs. Pr\u00e8s de 30 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson d\u00e9velopperont une d\u00e9mence. La d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy est li\u00e9e \u00e0 la d\u00e9mence de Parkinson. Toutes deux sont consid\u00e9r\u00e9es comme des d\u00e9mences \u00e0 corps de Lewy et des synucl\u00e9inopathies (maladies caus\u00e9es par le d\u00e9p\u00f4t de la prot\u00e9ine alpha-synucl\u00e9ine dans les cellules nerveuses). \u00ab\u00a0Elles semblent partager une pathologie similaire, mais il est possible que diff\u00e9rentes parties du cerveau soient touch\u00e9es \u00e0 des moments diff\u00e9rents\u00a0\u00bb, explique le Dr Tr\u00f6ster. La diff\u00e9rence clinique entre la maladie de Parkinson et la d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy est la suivante :  <\/p>\n<ul>\n<li>Le diagnostic est celui de la d\u00e9mence de la maladie de Parkinson lorsque la maladie de Parkinson est diagnostiqu\u00e9e en premier et qu&rsquo;au moins 12 mois se sont \u00e9coul\u00e9s avant l&rsquo;apparition de la d\u00e9mence.<\/li>\n<li>Le diagnostic est celui d&rsquo;une d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy si les changements cognitifs et comportementaux pr\u00e9c\u00e8dent ou accompagnent la premi\u00e8re ann\u00e9e des sympt\u00f4mes parkinsoniens.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00ab\u00a0Les personnes atteintes de d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy semblent pr\u00e9senter des hallucinations et des fluctuations de l&rsquo;attention plus t\u00f4t dans la maladie\u00a0\u00bb, explique le Dr Tr\u00f6ster. Les facteurs de risque de la d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy comprennent la sensibilit\u00e9 aux hallucinations et les troubles du comportement en sommeil paradoxal. Le Dr Tr\u00f6ster recommande : \u00ab\u00a0Lorsque la personne atteinte de la maladie de Parkinson se dispute souvent avec les membres de sa famille sur la question de savoir s&rsquo;il y a ou non un probl\u00e8me cognitif grave, vous avez besoin d&rsquo;un arbitre. Soyez conscient des changements, ne les niez pas. Demandez une \u00e9valuation. Une \u00e9valuation neuropsychologique peut \u00eatre utile. Les chercheurs tentent de d\u00e9terminer si des m\u00e9dicaments tels que la m\u00e9mantine et les inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase sont efficaces dans la d\u00e9mence li\u00e9e \u00e0 la maladie de Parkinson. Au Canada, les inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase sont actuellement utilis\u00e9s. Un autre domaine de recherche consiste \u00e0 d\u00e9velopper des outils d&rsquo;\u00e9valuation afin que les cliniciens puissent distinguer plus pr\u00e9cis\u00e9ment la d\u00e9mence de Parkinson des autres d\u00e9mences. <\/p>\n<p><strong>D\u00e9ficience cognitive l\u00e9g\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent pr\u00e9senter des changements cognitifs plus l\u00e9gers qui peuvent rester relativement stables pendant une longue p\u00e9riode. Les \u00e9tudes portant sur les troubles cognitifs au d\u00e9but de la maladie de Parkinson montrent que lorsque des tests neuropsychologiques sont effectu\u00e9s au moment du diagnostic, il est possible de d\u00e9tecter des changements tr\u00e8s subtils ou l\u00e9gers qui peuvent ou non \u00eatre \u00e9vidents pour la personne atteinte de la maladie de Parkinson ou pour le soignant. Des recherches r\u00e9centes tentent \u00e9galement de classer les troubles cognitifs l\u00e9gers dans la maladie de Parkinson. Le Dr Tr\u00f6ster note que les quelques \u00e9tudes publi\u00e9es \u00e0 ce jour s&rsquo;accordent sur deux points : <\/p>\n<ul>\n<li>Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson pr\u00e9sentant une d\u00e9ficience cognitive l\u00e9g\u00e8re ont plus souvent une d\u00e9ficience cognitive dans un seul domaine de fonctionnement que dans plusieurs domaines ; et<\/li>\n<li>Les troubles non-m\u00e9moriels &#8211; en particulier les difficult\u00e9s d&rsquo;attention et de pens\u00e9e abstraite &#8211; sont plus fr\u00e9quents que les troubles de la m\u00e9moire.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9volution de la maladie de Parkinson, certains sympt\u00f4mes augmentent en intensit\u00e9, d&rsquo;autres peuvent appara\u00eetre pour la premi\u00e8re fois. Dans cette rubrique, nous demandons \u00e0 des cliniciens et \u00e0 des chercheurs de commenter quelques-uns d&rsquo;entre eux. D\u00e9glutition Dr David H. McFarland Professeur,\u00c9cole d&rsquo; orthophonie et d&rsquo;audiologie Universit\u00e9 de Montr\u00e9al Orthophoniste [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[237],"tags":[],"audience":[],"class_list":["post-46298","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-blogue-fr"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46298","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=46298"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46298\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=46298"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=46298"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=46298"},{"taxonomy":"audience","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/audience?post=46298"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}