{"id":33483,"date":"2021-04-20T17:05:56","date_gmt":"2021-04-20T17:05:56","guid":{"rendered":"https:\/\/lactualiteparkinson.com\/?p=2991"},"modified":"2022-02-01T16:55:40","modified_gmt":"2022-02-01T21:55:40","slug":"le-dr-harold-robertson-a-passe-des-annees-a-etudier-une-maladie-dont-il-etait-atteint-sans-le-savoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/le-dr-harold-robertson-a-passe-des-annees-a-etudier-une-maladie-dont-il-etait-atteint-sans-le-savoir\/","title":{"rendered":"Le Dr Harold\u202fRobertson a pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 \u00e9tudier une maladie dont il \u00e9tait atteint sans le savoir"},"content":{"rendered":"\r\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lactualiteparkinson.com\/wp-content\/uploads\/harold-robertson-2021-04.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2992\" width=\"780\" height=\"540\"\/><figcaption>Le Dr Harold Robertson dans son programme local de boxe contre la maladie de Parkinson<\/figcaption><\/figure>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Chaque jour, 25\u202fCanadiens re\u00e7oivent un diagnostic de maladie de Parkinson. En 2015, le Dr Harold (Harry) Robertson \u00e9tait l\u2019un d\u2019entre eux, mais son histoire est singuli\u00e8re.&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le parcours d\u2019Harry vers le diagnostic a commenc\u00e9 en 2009. Ayant \u00e9tudi\u00e9 pendant des ann\u00e9es les effets de la dopamine sur les troubles c\u00e9r\u00e9braux tels que la maladie de Parkinson et la schizophr\u00e9nie, il s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 en 2009 aux marqueurs pr\u00e9cliniques de la maladie de Parkinson. En particulier, il recherchait les marqueurs qui pourraient permettre un diagnostic pr\u00e9coce de la maladie de Parkinson, la cl\u00e9 pour&nbsp;commencer&nbsp;un traitement avant l\u2019apparition des sympt\u00f4mes. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, Harry s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la perte de l\u2019odorat comme indicateur de la maladie de Parkinson. Au cours de ses recherches, il a d\u00e9couvert que des modifications du bulbe olfactif pouvaient survenir cinq \u00e0 dix ans avant l\u2019apparition des sympt\u00f4mes moteurs et autres sympt\u00f4mes. L\u2019\u00e9tude du r\u00f4le des voies olfactives reste un point central dans le domaine des marqueurs pr\u00e9cliniques et constitue, avec l\u2019intestin, l\u2019une des possibilit\u00e9s les plus importantes de diagnostic pr\u00e9coce (voir notre article de f\u00e9vrier sur les <a href=\"https:\/\/lactualiteparkinson.com\/de-nouvelles-recherches-indiquent-que-les-champignons-intestinaux-ne-sont-pas-associes-a-la-maladie-de-parkinson\/\">recherches du Dr&nbsp;Silke\u202fAppel-Cresswell<\/a>).&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Au cours de l\u2019\u00e9tude, Harry s\u2019est rendu compte que lui-m\u00eame n\u2019avait pas un bon sens de l\u2019odorat. Comme beaucoup, il n\u2019y a pas pens\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce que d\u2019autres sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson commencent \u00e0 se manifester. Six ans plus tard, en 2015, il a d\u00e9velopp\u00e9 un l\u00e9ger tremblement dans sa main gauche. Puis, un jour, il a \u00e9prouv\u00e9 quelques difficult\u00e9s \u00e0 monter les escaliers dans le chalet d\u2019un ami. Arm\u00e9 de toutes ces informations, Harry a consult\u00e9 un neurologue qui lui a diagnostiqu\u00e9 la maladie de Parkinson.&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u202fJe ne l\u2019avais pas vu venir\u202f\u00bb, raconte Harry. \u00ab\u202fAu d\u00e9but, les sympt\u00f4mes \u00e9taient tr\u00e8s l\u00e9gers. Ils \u00e9taient \u00e0 peine perceptibles\u202f\u00bb. Ayant c\u00f4toy\u00e9 la maladie de Parkinson pendant des ann\u00e9es, il a bien compris le diagnostic. Et il \u00e9tait d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 rester positif.&nbsp;&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est que le diagnostic de la maladie de Parkinson prend souvent les gens par surprise. S\u2019il a fallu plusieurs ann\u00e9es \u00e0 un chercheur \u00e9tudiant les premiers signes de la maladie de Parkinson pour recevoir un diagnostic, je vous laisse imaginer le nombre de personnes qui ne sont pas diagnostiqu\u00e9es avant que des sympt\u00f4mes plus r\u00e9pandus ne commencent \u00e0 se manifester. Les cliniciens et les chercheurs comme le Dr Robertson travaillent dur pour d\u00e9couvrir des biomarqueurs et d\u2019autres indices permettant de diagnostiquer la maladie avant que les sympt\u00f4mes physiques ne commencent \u00e0 se manifester.&nbsp;&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u202fLe diagnostic ne m\u2019a certainement pas fait plaisir, mais il ne m\u2019a pas effray\u00e9 non plus\u202f\u00bb, dit-il. \u00ab\u202fLa maladie de Parkinson a consid\u00e9rablement compliqu\u00e9 ma vie et celle de ma femme Liz, mais nous restons positifs\u202f\u00bb. Le couple continue de profiter pleinement de la vie, notamment en participant r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 un programme local de boxe contre la maladie de Parkinson (qui a \u00e9t\u00e9 suspendu \u00e0 cause des restrictions mises en place durant la pand\u00e9mie de COVID-19) et en poursuivant ses recherches en tant que professeur \u00e9m\u00e9rite, en collaboration avec des coll\u00e8gues de l\u2019Universit\u00e9 Dalhousie, de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019\u00cele-du-Prince-\u00c9douard et de l\u2019Institut&nbsp;Karolinska, \u00e0 Stockholm, en Su\u00e8de.&nbsp;&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lactualiteparkinson.com\/wp-content\/uploads\/harold-robertson-2021-04_02.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2993\" width=\"780\" height=\"595\"\/><figcaption>Le Dr Harold Robertson, \u00e0 droite, et sa femme Liz, \u00e0 gauche, levant des verres tout en profitant d&rsquo;un d\u00eener.<\/figcaption><\/figure>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Si le parcours de diagnostic de Harry est unique, sa fa\u00e7on de vivre la maladie de Parkinson au jour le jour et de faire ce qu\u2019il peut pour rester actif ne l\u2019est pas. Harry se bat contre la maladie de Parkinson avec le soutien de Parkinson Canada, avec l\u2019espoir qu\u2019un jour un rem\u00e8de sera d\u00e9velopp\u00e9 et avec la m\u00eame force d\u2019esprit que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson d\u00e9montrent quotidiennement dans leur qu\u00eate de r\u00e9ponses. Bien que des recherches comme celles du Dr Robertson n\u2019aient pas encore permis de mettre au point un test de diagnostic bas\u00e9 sur l\u2019odorat, elles laissent entrevoir de grandes possibilit\u00e9s d\u2019am\u00e9lioration du diagnostic afin qu\u2019un traitement soit mis en place plus rapidement. Le travail de recherche sur les marqueurs pr\u00e9cliniques est incroyablement important. Le programme de recherche de Parkinson Canada et d\u2019autres investisseurs de premier plan financent r\u00e9guli\u00e8rement des projets explorant le potentiel de ces indicateurs pr\u00e9coces de la maladie de Parkinson (renseignez-vous sur les projets de biomarqueurs que vos dons soutiennent dans le cycle de financement de cette ann\u00e9e).&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le diagnostic est un sujet important pour les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson. Plus vite une personne peut consulter un neurologue pour confirmer un diagnostic et plus les outils de diagnostic dont nous disposons sont pr\u00e9cis, plus vite les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent commencer un traitement efficace et, id\u00e9alement, conserver des capacit\u00e9s physiques et cognitives qui leur permettent de profiter de la vie autant que possible. Dans le meilleur des cas, les chercheurs pourront tester des m\u00e9dicaments con\u00e7us pour modifier la progression de la maladie et, \u00e0 terme, peut-\u00eatre m\u00eame pour stopper ou du moins inverser la d\u00e9t\u00e9rioration du cerveau caus\u00e9e par la perte de dopamine qui conduit \u00e0 la maladie de Parkinson. \u00c0 d\u00e9faut de trouver un rem\u00e8de, poser un diagnostic clair permet de r\u00e9pondre \u00e0 de nombreuses questions. La personne atteinte peut se pr\u00e9parer \u00e0 commencer un traitement, et commencer son apprentissage de la r\u00e9silience. Parkinson Canada reconna\u00eet cette priorit\u00e9 et souligne l\u2019importance d\u2019un diagnostic pr\u00e9cis et rapide pour les Canadiens. 495185495185&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Note de l\u2019\u00e9diteur\u202f:&nbsp;<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Nous avons mis en avant cette histoire pour une raison. Si un chercheur form\u00e9 aux signes pr\u00e9curseurs de la maladie de Parkinson a eu du mal \u00e0 recevoir un diagnostic, et m\u00eame \u00e0 l\u2019envisager, vous pouvez imaginer que de nombreux Canadiens sont confront\u00e9s aux m\u00eames probl\u00e8mes. Nous devons \u00e9duquer le Canada et nos cliniciens sur la forme que prend la maladie de Parkinson afin que des diagnostics puissent \u00eatre pos\u00e9s et des traitements d\u00e9marr\u00e9s plus t\u00f4t.&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Vous pouvez&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.cbc.ca\/news\/canada\/nova-scotia\/doctor-researches-parkinson-s-now-patient-1.5972734\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">lire la suite de l\u2019histoire de Harry sur CBC<\/a>.&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Des f\u00e9licitations s\u2019imposent. Harry a r\u00e9cemment re\u00e7u le prix Harold A. Robertson pour la recherche sur la maladie de Parkinson, d\u00e9cern\u00e9 par la Dalhousie&nbsp;Medical&nbsp;Research&nbsp;Foundation, en reconnaissance de son leadership et de ses r\u00e9alisations dans le domaine de la recherche sur la maladie de Parkinson.&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Ce qui m\u2019am\u00e8ne \u00e0 quelques r\u00e9flexions dont je voudrais vous faire part. Je (Jon Collins) travaille pour Parkinson Canada depuis 2008, o\u00f9 j\u2019ai occup\u00e9 divers postes. Au cours de cette p\u00e9riode, j\u2019ai rencontr\u00e9 de&nbsp;nombreux membres de la communaut\u00e9 de Parkinson pour lesquels je suis vraiment fier de travailler. Harry a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers. Je me souviens que j\u2019\u00e9tais tout nouveau dans l\u2019organisation et qu\u2019\u00e0 24\u202fans, je ne connaissais \u00e0 peu pr\u00e8s rien. Moins de trois mois apr\u00e8s mon entr\u00e9e en fonction, le Dr Robertson a gracieusement accept\u00e9 que je sois son chauffeur et que je l\u2019accompagne dans tout le Canada atlantique dans le cadre d\u2019une s\u00e9rie de conf\u00e9rences itin\u00e9rantes. Au fil des ann\u00e9es, j\u2019ai souvent repens\u00e9 \u00e0 sa gentillesse, \u00e0 sa perspective et \u00e0 son soutien pendant ce voyage d\u2019une semaine. Alors que mes coll\u00e8gues et moi esp\u00e9rons sinc\u00e8rement (et travaillons pour) qu\u2019un jour plus personne n\u2019aura \u00e0 entendre les mots \u00ab\u202fVous avez la maladie de Parkinson\u202f\u00bb, l\u2019histoire de Harry est une histoire que je suis fier de raconter, et c\u2019est un membre de la communaut\u00e9 de la maladie de Parkinson avec lequel je suis fier de travailler.&nbsp;<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque jour, 25\u202fCanadiens re\u00e7oivent un diagnostic de maladie de Parkinson. 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