{"id":2384,"date":"2020-01-21T13:06:24","date_gmt":"2020-01-21T13:06:24","guid":{"rendered":"https:\/\/lactualiteparkinson.com\/?p=2384"},"modified":"2022-02-02T16:25:28","modified_gmt":"2022-02-02T21:25:28","slug":"glutamate-lautre-substance-chimique-dans-le-cerveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.parkinson.ca\/fr\/glutamate-lautre-substance-chimique-dans-le-cerveau\/","title":{"rendered":"Glutamate\u00a0: l\u2019autre substance chimique dans le cerveau"},"content":{"rendered":"\r\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/parkinson.ca\/wp-content\/uploads\/DrHuot.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2380\"\/><figcaption>Dr Philippe&nbsp;Huot, <br>professeur adjoint,<br>Universit\u00e9 McGill<\/figcaption><\/figure><\/div>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00c0 l\u2019Universit\u00e9 McGill, le Dr Philippe Huot, neurologue et professeur adjoint, teste la capacit\u00e9 de nouveaux m\u00e9dicaments potentiels \u00e0 r\u00e9guler le glutamate, un neurotransmetteur du cerveau. Son \u00e9quipe croit que le glutamate joue un r\u00f4le important dans les mouvements involontaires (dyskin\u00e9sie) observ\u00e9s chez de nombreux parkinsoniens prennant de la l\u00e9vodopa. Ce m\u00e9dicament est utilis\u00e9 pour traiter une baisse de dopamine, un autre neurotransmetteur du cerveau. La diminution d\u2019un de ces neurotransmetteurs peut d\u00e9s\u00e9quilibrer l\u2019autre. Le Dr Huot veut r\u00e9tablir l\u2019\u00e9quilibre et r\u00e9duire la dose de l\u00e9vodopa. Cette recherche est rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 une subvention de projet pilote du Programme national de recherche de Parkinson Canada pour 50 000 $ sur un an et financ\u00e9e par Rudy&rsquo;s Run en l&rsquo;honneur de Rudy Erfle.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le glutamate est la substance chimique la plus abondante dans le cerveau. Il transmet constamment des signaux de communication entre les cellules nerveuses. Jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, son r\u00f4le dans la maladie de Parkinson \u00e9tait toujours n\u00e9buleux parce que la plupart des chercheurs s\u2019\u00e9taient concentr\u00e9s sur la dopamine, un autre neurotransmetteur dont la carence peut causer des raideurs et des tremblements chez les personnes atteintes de cette maladie.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00c0 l\u2019Universit\u00e9 McGill, le Dr Philippe Huot, neurologue et professeur adjoint, explore la relation entre ces deux importantes substances chimiques dans le cerveau. Il cherche un moyen de contr\u00f4ler la lib\u00e9ration du glutamate.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u2009Tout est li\u00e9 au cerveau\u2009, explique-t-il. \u2009Dans la maladie de Parkinson, il y a une diminution de dopamine, ce qui causera des anomalies dans les signaux transmis par le glutamate. Nous cherchons \u00e0 r\u00e9guler la transmission du glutamate.\u2009\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00c0 l\u2019aide d\u2019un mod\u00e8le exp\u00e9rimental de la maladie de Parkinson, le Dr Huot et son \u00e9quipe \u00e9valuent l\u2019effet de certains nouveaux compos\u00e9s ou nouveaux m\u00e9dicaments potentiels sur les r\u00e9cepteurs m\u00e9tabotropiques du glutamate 2 (mGlu2) dans le cerveau. Ces r\u00e9cepteurs sont les prot\u00e9ines auxquelles le glutamate se lie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des cellules.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Un exc\u00e8s de glutamate a \u00e9t\u00e9 mis dans les causes des mouvements incontr\u00f4lables (dyskin\u00e9sie) observ\u00e9s chez de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui prennent de la l\u00e9vodopa. La l\u00e9vodopa est une forme synth\u00e9tique de dopamine utilis\u00e9e pour traiter les sympt\u00f4mes moteurs des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Si le Dr Huot trouve un compos\u00e9 qui peut bloquer la lib\u00e9ration du glutamate, il pourrait r\u00e9duire la dyskin\u00e9sie des gens. Tout m\u00e9dicament mis au point \u00e0 partir de ce compos\u00e9 pourrait \u00e9galement permettre aux gens de prendre moins de dopamine, ce qui r\u00e9duirait ses effets secondaires.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u2009Nous nous int\u00e9ressons au fait que cette classe de compos\u00e9s semble pouvoir att\u00e9nuer plus d\u2019un sympt\u00f4me de la maladie de Parkinson\u2009, ajoute le Dr Huot. \u2009Elle pourrait donc aussi r\u00e9duire la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre plusieurs m\u00e9dicaments.\u2009\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>En plus du temps qu\u2019il passe au laboratoire \u00e0 la recherche de nouvelles possibilit\u00e9s de traitement, le Dr Huot traite beaucoup de personnes atteintes de la maladie de Parkinson avec les seuls m\u00e9dicaments qui existent. Il voit d\u2019embl\u00e9e l\u2019effet du traitement actuel, ce qui oriente ses projets de recherche.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00c0 l\u2019origine, son choix de carri\u00e8re en recherche \u00e9tait motiv\u00e9 par sa curiosit\u00e9 scientifique \u00e0 trouver les causes de la maladie de Parkinson et le d\u00e9sir d\u2019aider les gens.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>C\u2019est maintenant son d\u00e9sir d\u2019am\u00e9liorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui le fait progresser.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u2009Je vois des patients. C\u2019est l\u2019espoir dans leurs yeux \u2014 les questions qu\u2019ils posent au sujet de la recherche \u2014 qui me motive dans ce domaine. Je veux les aider.\u2009\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019Universit\u00e9 McGill, le Dr Philippe Huot, neurologue et professeur adjoint, teste la capacit\u00e9 de nouveaux m\u00e9dicaments potentiels \u00e0 r\u00e9guler le glutamate, un neurotransmetteur du cerveau. Son \u00e9quipe croit que le glutamate joue un r\u00f4le important dans les mouvements involontaires (dyskin\u00e9sie) observ\u00e9s chez de nombreux parkinsoniens prennant de la l\u00e9vodopa. 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