Leigh Christopher, Doctorante,
Centre for Addiction and Mental Health
Bourse d’études supérieures : 30 000 $ sur deux ans

Déterminer le rôle des dépôts amyloïdes dans le déclin cognitif des personnes atteintes de la maladie de Parkinson

Pourquoi la mémoire, le jugement et le raisonnement sont‑ils affaiblis chez certaines personnes souffrant de la maladie de Parkinson, alors que d’autres ne présentent aucun symptôme de déficience cognitive? Voilà l’un des mystères de la maladie de Parkinson.

Au Centre for Addiction and Mental Health de Toronto, la doctorante Leigh Christopher a recours à l’imagerie cérébrale pour étudier les dépôts de protéines qui s’agrègent dans le cerveau, un phénomène appelé dépôts amyloïdes. Mme Christopher, qui est neuroscientifique, étudie la façon dont ces agrégats de protéines affectent la capacité des divers réseaux et circuits neuronaux d’établir des connexions et d’interagir entre elles, un problème qui pourrait entraîner des déficiences cognitives et la démence.

À l’aide de la tomographie par émission de positons (TEP), Mme Christopher et ses collègues balaient les cerveaux de personnes atteintes de la maladie de Parkinson après avoir injecté une molécule radioactive qui se lie aux agrégats amyloïdes. Grâce aux images saisies, les chercheurs sont en mesure de voir les zones du cerveau dans lesquelles les agrégats de protéines se forment ainsi que d’évaluer le niveau d’agrégation dans différentes zones du cerveau.

Les patients subissent également des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) lorsqu’ils se trouvent dans le scanneur optique, ce qui permet aux chercheurs de mesurer les fluctuations de l’activité cérébrale.

« Grâce aux données recueillies, nous pouvons observer l’activité cérébrale dans différentes zones et leurs corrélations, mentionne Mme Christopher. Cela nous indique le niveau de connectivité ou de connectivité fonctionnelle entre ces zones. »

Si la connectivité dans les réseaux cérébraux est déficiente, cela peut bloquer la transmission de message et causer des ratés dans les réseaux et circuits neuronaux.

Mme Christopher et son équipe compareront les mesures de dépôts amyloïdes dans les cellules cérébrales et étudieront la corrélation entre les zones du cerveau chez les personnes souffrant de la maladie de Parkinson par rapport à celles n’en souffrant pas. Ils croient que des quantités importantes d’amyloïde dans certaines zones du cerveau interfèrent avec la connectivité et la communication dans les réseaux neuronaux, mais ils doivent vérifier leur théorie.

Mme Christopher espère que son travail mènera à une meilleure compréhension des changements cérébraux qui se produisent dans le cadre d’un processus qui rend les personnes vulnérables au déclin cognitif. Cette recherche fondamentale jettera les bases en vue des prochaines recherches sur l’accumulation d’agrégats de protéines dans certaines zones du cerveau, qui pourraient mener à de nouveaux traitements pour prévenir cette accumulation.