Scott Ryan, Professeur adjoint,
Département de biologie moléculaire et cellulaire,
Université de Guelph
Bourses pour nouveaux chercheurs dans le cadre du projet pilote « Pedaling for Parkinson’s » 90 000 $ sur deux ans

Cibler les défectuosités mitochondriales dans un modèle de cellules souches humaines isogénique de la maladie de Parkinson

Dans la quête pour découvrir ce qui tue les cellules productrices de dopamine dont la mort entraîne la maladie de Parkinson, le neuroscientifique Scott Ryan planche sur un groupe de protéines qui activent ou bloquent les réseaux de signalisation du cerveau.

Professeur adjoint à l’Université de Guelph, le Dr Ryan s’intéresse à l’équilibre entre la production et la dégénérescence des cellules et tente de trouver des moyens pour inverser cette dernière. Il utilise un modèle de la maladie de Parkinson provenant des tissus d’une femme atteinte d’une forme familiale de Parkinson. Après leur mise en culture, les cellules de la donneuse ont été reprogrammées en cellules souches et les chercheurs ont été en mesure de corriger la mutation génétique, dans ce cas‑ci, une mutation du gène de l’alpha‑synucléine.

Le Dr Ryan utilise ce modèle et ce système pour identifier une famille de protéines appelée facteurs de transcription dans les cellules dopaminergiques. Pour lui, ces protéines, notamment MEF2, constituent une « équipe pro-survie » capable de maintenir en vie ces précieuses cellules.

Si les mutations liées à la maladie ou les contaminants environnementaux comme les pesticides ou les herbicides enclenchent du stress dans les petites centrales énergétiques des cellules appelées mitochondries, le stress peut fermer le réseau de signalisation de l’équipe de survie et bloquer sa capacité à fabriquer plus de mitochondries.

« Plus le stress s’accumule et plus il y a désactivation (des protéines) jusqu’à ce qu’un niveau critique soit atteint et que la mort cellulaire soit la seule issue », explique le Dr Ryan.

En travaillant avec un groupe de découverte et de mise au point de médicaments, le Dr Ryan espère tester différents composés sur le modèle de cellules souches de la maladie de Parkinson afin d’en trouver un capable de remettre en marche MEF2 et le réseau de signalisation qu’il a découvert. Il espère que ses découvertes s’appliqueront tant aux formes familiales de la maladie de Parkinson, présentes dans sa propre famille, qu’aux formes non familiales ou sporadiques.

« Quel que soit le type de maladie de Parkinson, les défectuosités en cause sont les mêmes au niveau cellulaire », dit le Dr Ryan.

Parce que le travail du Dr Ryan porte sur un modèle fabriqué à partir de véritables cellules humaines atteintes de la maladie, les découvertes du chercheur seront plus faciles à transposer en médicaments destinés aux humains que si les travaux se faisaient sur un modèle animal, selon lui. « La transposition à l’homme sera moins difficile », prévoit-il.