Prévenir la mort des cellules cérébrales essentielles

Prévenir la mort des neurones dopaminergiques causée par le stress oxydatif afin de traiter la maladie de Parkinson

Brian MacVicar
Professeur, chaire de recherche du Canada en neurosciences
Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health, Université de la Colombie-Britannique
Subventions pour project pilote
50 000$ sur 1 ans

Le professeur Brian MacVicar écrivait un article scientifique sur une découverte qu’il avait faite avec ses collègues à propos d’un canal ionique géant sur la membrane cellulaire appelé Panx1 qui est activé par les molécules d’oxygène, lorsqu’il eut une idée soudaine.

Et si ce canal était le moyen utilisé par les molécules d’oxygènes toxiques pour tuer les cellules productrices de dopamine, le signal chimique essentiel au mouvement et la pierre angulaire de la maladie de Parkinson

Le professeur MacVicar détient une chaire de recherche du Canada en neurosciences à l’Université de Colombie-Britannique. Il comprend que la mort des cellules productrices de dopamine cause la maladie de Parkinson, et il s’intéresse depuis longtemps au processus de mort cellulaire.

Ce dont le professeur MacVicar, ni aucun autre chercheur ne sait avec certitude est ce qui cause la mort de ces cellules cérébrales, se traduisant par des tremblements et une difficulté à la marche qui caractérisent la maladie de Parkinson.

« J’espère que ces travaux pourront mener à un médicament qui réduira ou préviendra la mort des cellules cérébrales productrices de dopamine ».

D’autres recherches ont mis en cause la formation de molécules d’oxygène toxiques, appelées espèces réactives à l’oxygène.

Si le canal Panx1 se trouve dans les cellules productrices de dopamine et qu’il est activé par ces molécules d’oxygène, alors le canal pourrait être essentiel à la compréhension et possiblement à l’inhibition du processus à l’origine de la maladie de Parkinson.

« Il m’est apparu évident que c’était une bonne hypothèse à vérifier », affirme le professeur MacVicar.

À l’aide d’imagerie à haute résolution et de coloration fluorescente, le professeur MacVicar et son équipe observeront ce qui se produit lorsque le canal Panx1 s’ouvre et comment cela affecte la santé des cellules cérébrales.

« Nous allons examiner la réponse des cellules environnantes, les cellules microgliales », explique-t-il.

Si le canal joue un rôle dans la mort de ces cellules productrices de dopamine lorsqu’elles sont soumises à l’oxygène réactif, le professeur MacVicar espère alors trouver une façon d’empêcher l’ouverture du canal, prévenant ainsi la mort cellulaire.

Si le professeur MacVicar peut prouver ce concept sur un modèle animal, il espère que ses travaux pourront se transposer « assez rapidement » en un essai clinique.

« J’espère que ces travaux pourront mener à un médicament qui réduira ou préviendra la mort des cellules cérébrales productrices de dopamine », ajoute le professeur MacVicar.

Lorsqu’il était enfant, le professeur MacVicar était fasciné par les histoires de son père, un psychiatre, qui portaient sur le fonctionnement du cerveau et sur les conséquences d’un dysfonctionnement cérébral. En plus de ses travaux sur la maladie de Parkinson, les recherches de son laboratoire se concentrent également sur la maladie d’Alzheimer et sur les traumatismes cérébraux.

« Pour chacune de ces problématiques, il y a une grande composante de stress oxydatif », explique-t-il.

Il espère que ses travaux sur le canal Panx1 pourront éventuellement aider non seulement les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, mais également celles souffrant d’autres maladies.


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Les subventions pour projet pilote sont importantes, car il est difficile d’obtenir du financement pour explorer de nouvelles idées, affirme le professeur MacVicar. Ses recherches sur d’autres maladies l’ont mené au point où la question de l’implication du canal Panx1 dans la maladie de Parkinson est devenue « assez évidente », mais il est généralement difficile d’obtenir du financement pour mettre à l’essai une idée rapidement.

« Le fait d’obtenir ce financement pour réaliser cet essai initial représente un énorme avantage », dit-il.

Si l’idée du professeur MacVicar s’avère valable, il pourra par la suite se tourner vers d’autres sources de financement pour continuer à en explorer les implications.

La contribution des donateurs est essentielle en raison du temps nécessaire pour que la recherche fondamentale puisse déboucher sur une découverte qui pourra en définitive améliorer la qualité de vie des patients et sauver des vies.

Cela prend des années pour mettre au point des techniques d’analyse du cerveau et pour créer un laboratoire de neurosciences qui a la capacité de poser la question d’y répondre, mentionne le professeur MacVicar. « Cela nécessite des années et des années d’investissement, et une excellente équipe ».

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