La gomme à mâcher donne de l’espoir aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson
Des chercheurs de London se penchent sur la question grâce à une bourse de la Société Parkinson Canada LONDON (Ont.), le 20 octobre 2009. . . Des chercheurs de London, en Ontario, sont en train d’évaluer si la gomme à mâcher peut aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à avaler plus facilement. Grâce à une bourse de la Société Parkinson Canada, le neurologue Mandar Jog, en collaboration avec les orthophonistes Angie South et Stephanie Somers, du London Health Sciences Centre (LHSC) de la University of Western Ontario, espèrent que les personnes atteintes auront plus de facilité à avaler si elles mâchent de la gomme.« Nous espérons que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson amélioreront leur mémoire sensori-motrice en mâchant de la gomme », déclare le Dr Mandar Jog, directeur du programme des troubles du mouvement du LHSC. Selon Joyce Gordon, présidente-directrice générale de la Société Parkinson Canada, la difficulté qu’éprouvent les personnes atteintes à avaler lorsque la maladie progresse représente un problème majeur. « Ce type de recherche contribue grandement à améliorer la qualité de vie quotidienne des personnes atteintes », affirme-t-elle. Le projet pilote d’un an, « Sensibilisation sensori-motrice pour améliorer la déglutition chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson », testera la durée des améliorations en matière de déglutition et de sécrétion lorsque les patients mâchent de la gomme plusieurs heures par jour. « Les répercussions sont déjà énormes dans notre clinique, raconte Angie South en parlant de la réaction des personnes qui ont participé au projet. Des clients reviennent nous voir pour nous dire qu’ils ont plus de facilité à avaler leur nourriture. » Plus de 100 000 Canadiens sont atteints de la maladie de Parkinson, une maladie neurodégénérative qui rend la déglutition plus difficile à mesure que la maladie progresse. Les chercheurs font partie de cinq bénéficiaires de London à avoir reçu une bourse de la Société Parkinson Canada (SPC) lors d’un événement organisé à London, le mardi 20 octobre 2009, par la Société Parkinson du sud-ouest de l’Ontario. Christine Cullion-Hicks (44 000 $) et Ventzislava Hristova (30 000 $) ont également reçu une bourse de la SPC. Grâce à sa bourse de doctorat en psychosociologie pour son projet « Awareness of deficit in Parkinson’s disease – Understanding patient reality », Christine Cullion-Hicks espère améliorer l’évaluation, le traitement et le counseling que les personnes atteintes reçoivent en établissant la différence entre les déficits neurologiques, cognitifs, fonctionnels et biomécaniques causés par la maladie de Parkinson et en trouvant la façon dont les personnes atteintes perçoivent ces déficits. Ventzislava Hristova, une étudiante au doctorat en biochimie a reçu un financement pour étudier « comment les mutations du gène parkin entraînent la forme juvénile autosomique récessive de la maladie de Parkinson » et la structure physique du gène parkin, et de quelle façon les mutations touchent son repliement tridimentionnel, l’empêchant par la suite de poursuivre son activité normale à l’intérieur d’une cellule. L’étude des causes de la mort d’une cellule permettra de mieux comprendre la façon dont s’amorce la dégénérescence des neurones et la façon dont la mort de ces cellules est déclenchée dans les cas de maladie de Parkinson juvénile autosomique juvénile, ce qui pourrait conduire à une amélioration du traitement, de la gestion et de la prévention. « Nous sommes enchantés de constater qu’un grand nombre de jeunes chercheurs se mobilisent dans le but de faciliter la vie aux personnes atteintes », affirme Carolyn Conners, présidentedirectrice générale de la Société Parkinson du sud-ouest de l’Ontario. Les fonds remis aux bénéficiaires de la bourse ont été recueillis durant la Grande randonnée Parkinson, une activité annuelle de financement qui a lieu dans le sud-ouest de l’Ontario depuis 14 ans. La Société Parkinson Canada accorde des subventions à des projets pilotes, des bourses à de nouveaux chercheurs, des bourses de recherche clinique et fondamentale ainsi que des bourses d’études supérieures dans le but d’encourager les nouvelles idées et les scientifiques émergents qui choisissent de chercher à mieux comprendre la maladie de Parkinson. Cette année, la Société Parkinson Canada finance 28 projets dans l’ensemble du Canada, pour un total de 1 079 340 $. Les demandes de bourse sont évaluées par le Comité consultatif scientifique de la Société Parkinson Canada, qui est composé des meilleurs neurologues au pays et de membres respectés du milieu scientifique. La Société Parkinson Canada est le seul organisme de charité canadien à se consacrer à la recherche, l’éducation, le soutien et la défense des intérêts au nom de plus de 100 000 Canadiens atteints de la maladie. L’année 2010 marquera les 45 ans de service de la SPC au pays. |


LONDON (Ont.), le 20 octobre 2009. . . Des chercheurs de London, en Ontario, sont en train d’évaluer si la gomme à mâcher peut aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à avaler plus facilement. Grâce à une bourse de la Société Parkinson Canada, le neurologue Mandar Jog, en collaboration avec les orthophonistes Angie South et Stephanie Somers, du London Health Sciences Centre (LHSC) de la University of Western Ontario, espèrent que les personnes atteintes auront plus de facilité à avaler si elles mâchent de la gomme.