Bien que la maladie de Parkinson soit souvent caractérisée par de la lenteur à exécuter des mouvements, de la rigidité, des tremblements et de l’instabilité posturale, on peut observer d’autres changements chez de nombreux patients, même avant l’apparition des symptômes moteurs. Ces changements, connus sous le nom de symptômes non moteurs, peuvent aussi avoir un impact sur la qualité de vie d’une personne. Beaucoup de patients ne se rendent pas compte que ces autres symptômes sont reliés à la maladie de Parkinson. Par conséquent, ils ne sont pas traités. Les symptômes non moteurs peuvent varier considérablement d’un patient à l’autre*, et peuvent comporter : Écoulement de salive; Changement dans les capacités à goûter et à sentir; Étouffement et difficulté à avaler; Nausée et vomissement; Constipation; Incontinence fécale; Trouble de la vessie; Douleur inexpliquée; Changement de poids inexpliqué; Démence et problème cognitive; Hallucinations; Dépression et anxiété; Trouble sexuel; Hypotension orthostatique; Hypersomnolence diurne; Insomnie; Trouble comportemental en sommeil paradoxal; Syndrome des jambes sans repos; Enflure des jambs; Transpiration excessive; Vision double; Illusions et Trouble obsessionnel compulsif. Le Dr Ron Postuma, chercheur financé par Parkinson Canada, a élaboré des outils pour aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs médecins à identifier et gérer les symptômes non moteurs.

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Les symptômes non moteurs sont parfois difficiles à reconnaître et il est donc important que votre médecin en soit informé. Utilisez le questionnaire PD NMS pour enregistrer vos symptômes et discutez-en avec votre médecin.

Dépression et maladie de Parkinson

La dépression est l’un des symptômes non moteurs les plus courants de la maladie de Parkinson; jusqu’à 50 % des personnes atteintes de cette maladie éprouvent des symptômes de dépression clinique à un moment donné. Bien que vivre avec la maladie de Parkinson puisse assurément être difficile et que le diagnostic puisse faire peur au début, la dépression chez les personnes atteintes de cette maladie peut être causée par les changements physiques et chimiques dans les zones du cerveau qui affectent l’humeur ainsi que le mouvement. En fait, la dépression peut être un symptôme précoce de la maladie. Elle peut débuter jusqu’à dix ans ou plus avant la manifestation des symptômes moteurs de la maladie. La dépression peut être l’un des symptômes les plus débilitants de la maladie. Il est toutefois important de savoir qu’elle peut être traitée. Dans toute la mesure du possible, continuez de prendre part à des activités sociales et de demeurer physiquement actif. Il faut résister à l’envie de s’isoler. Vous pouvez consulter un psychologue et il y a des médicaments qui aident à soulager la dépression chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, notamment la nortriptyline et le citalopram (Celexa.) Pour de plus amples renseignements, consultez le Guide des symptômes non moteurs reliés à la maladie de Parkinson Pour obtenir des renseignements et du soutien sur la façon de bien vivre avec la maladie de Parkinson, appelez notre ligne d’information et de référence sans frais au 1-800-565-3000 ou communiquez avec un bureau régional près de chez vous. Il est important de se rappeler que la dépression clinique et l’anxiété sont sous-diagnostiquées chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et que ce sont des symptômes de votre maladie. Les chercheurs croient que la dépression et l’anxiété associées à la maladie de Parkinson peuvent être attribuables aux changements sous-jacents dans la chimie du cerveau qui sont causés par la maladie elle-même. En fait, la dépression chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peut commencer avant même l’apparition des symptômes moteurs. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, les membres de la famille et les aidants ne reconnaissent pas toujours les signes de la dépression et de l’anxiété. Il se peut même que votre médecin ne vous pose pas de question sur ces troubles si vous ne mentionnez pas de changement de votre humeur. Utilisez l’échelle de la dépression gériatrique — 15 de Parkinson Canada pour consigner vos sentiments de façon à pouvoir discuter de vos symptômes avec votre médecin.